Introduction
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d‟autre part, cette espèce peut accumuler des composés de réserve au niveau des rhizomes
(GOBERT et al., 2006 ; ROMERO et al., 2006) qui lui permettent, durant des périodes
relativement longues, de maintenir une phénologie stationnaire, malgré des changements
environnementaux (MARBA et al., 1996 ; ZUPO et al., 1997).
La nécessité de trouver des outils de diagnostic précoce des perturbations du milieu oriente
actuellement les études vers l‟identification et la validation de biomarqueurs de stress
pertinents chez Posidonia oceanica tels l‟activité photosynthétique, les processus
enzymatiques de la nutrition, les mécanismes de stress oxydant et/ou de détoxication et la
synthèse de métabolites secondaires (FERRAT et al., 2003 ; CANNAC et al., 2006).
Les composés phénoliques, en tant que métabolites secondaires, jouent un rôle majeur dans
l‟interaction des plantes avec leur environnement et sont soumis à d‟importantes fluctuations
face aux agressions biotiques et abiotiques du milieu (SWAIN, 1977 ; WATERMAN et
MOLE, 1984 ; RAGAN et GLOMBITZA, 1986 ; MACHAIX et al., 2005).
Pour ce qui est des Magnoliophytes marines, les potentialités des composés phénoliques à
servir de défense chimique ont été peu étudiées (ARNOLD et TARGETT, 2002).
Actuellement, seules leurs potentialités à servir d‟agents antimicrobiens et de défense contre
les herbivores sont relevées (HARRISON et CHAIN, 1980 ; HARISSON, 1982 ; RAVN et
al., 1989 ; VERGEER et al., 1995 ; VERGEER et DAVELI, 1997 ; STEEL et al., 2005 ;
VERGES et al. 2007 a et b ; 2008 ; ARNOLD et al., 2008).
Chez Posidonia oceanica, peu de choses sont connues sur le rôle des composés phénoliques,
hormis dans le cas de la compétition interspécifique avec les algues Caulerpa taxifolia et
Caulerpa racemosa. De plus, les études menées n‟ont pas permis de préciser l‟implication des
composés phénoliques dans ce type de stress. En effet, si CUNY et al. (1995) signalent une
augmentation non significative de la quantité de composés phénoliques hydrosolubles dans un
site à forte compétition par rapport à un site dépourvu de Caulerpales, AGOSTINI et al.
(1998) observent une tendance opposée. Quant à FERRAT (2001), elle a noté que le stress
engendré par la compétition avec Caulerpa taxifolia a un impact limité sur la production des
composés phénoliques. Par ailleurs, l‟enrichissement du milieu en azote par les activités
aquacoles entraîne une augmentation de la teneur en composés phénoliques hydrosolubles
(LEONI et al., 2007) et en flavonoïdes (CANNAC et al., 2006). La contamination par le
mercure semble également induire une augmentation de la synthèse en composés phénoliques
(FERRAT et al., 2003). La teneur en phénols totaux des rhizomes de Posidonia oceanica
semble répondre à des variations des conditions environnementales (MILGIORE et al., 2007).
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d‟autre part, cette espèce peut accumuler des composés de réserve au niveau des rhizomes
(GOBERT et al., 2006 ; ROMERO et al., 2006) qui lui permettent, durant des périodes
relativement longues, de maintenir une phénologie stationnaire, malgré des changements
environnementaux (MARBA et al., 1996 ; ZUPO et al., 1997).
La nécessité de trouver des outils de diagnostic précoce des perturbations du milieu oriente
actuellement les études vers l‟identification et la validation de biomarqueurs de stress
pertinents chez Posidonia oceanica tels l‟activité photosynthétique, les processus
enzymatiques de la nutrition, les mécanismes de stress oxydant et/ou de détoxication et la
synthèse de métabolites secondaires (FERRAT et al., 2003 ; CANNAC et al., 2006).
Les composés phénoliques, en tant que métabolites secondaires, jouent un rôle majeur dans
l‟interaction des plantes avec leur environnement et sont soumis à d‟importantes fluctuations
face aux agressions biotiques et abiotiques du milieu (SWAIN, 1977 ; WATERMAN et
MOLE, 1984 ; RAGAN et GLOMBITZA, 1986 ; MACHAIX et al., 2005).
Pour ce qui est des Magnoliophytes marines, les potentialités des composés phénoliques à
servir de défense chimique ont été peu étudiées (ARNOLD et TARGETT, 2002).
Actuellement, seules leurs potentialités à servir d‟agents antimicrobiens et de défense contre
les herbivores sont relevées (HARRISON et CHAIN, 1980 ; HARISSON, 1982 ; RAVN et
al., 1989 ; VERGEER et al., 1995 ; VERGEER et DAVELI, 1997 ; STEEL et al., 2005 ;
VERGES et al. 2007 a et b ; 2008 ; ARNOLD et al., 2008).
Chez Posidonia oceanica, peu de choses sont connues sur le rôle des composés phénoliques,
hormis dans le cas de la compétition interspécifique avec les algues Caulerpa taxifolia et
Caulerpa racemosa. De plus, les études menées n‟ont pas permis de préciser l‟implication des
composés phénoliques dans ce type de stress. En effet, si CUNY et al. (1995) signalent une
augmentation non significative de la quantité de composés phénoliques hydrosolubles dans un
site à forte compétition par rapport à un site dépourvu de Caulerpales, AGOSTINI et al.
(1998) observent une tendance opposée. Quant à FERRAT (2001), elle a noté que le stress
engendré par la compétition avec Caulerpa taxifolia a un impact limité sur la production des
composés phénoliques. Par ailleurs, l‟enrichissement du milieu en azote par les activités
aquacoles entraîne une augmentation de la teneur en composés phénoliques hydrosolubles
(LEONI et al., 2007) et en flavonoïdes (CANNAC et al., 2006). La contamination par le
mercure semble également induire une augmentation de la synthèse en composés phénoliques
(FERRAT et al., 2003). La teneur en phénols totaux des rhizomes de Posidonia oceanica
semble répondre à des variations des conditions environnementales (MILGIORE et al., 2007).
