Introduction
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1. Introduction
Posidonia oceanica (L.) Delile, à l‟instar des autres Magnoliophytes marines, constitue un
bon indicateur biologique de la qualité des eaux littorales (PERGENT et al., 1995 ;
PERGENT-MARTINI et PERGENT, 2000 ; BOUDOURESQUE et al., 2006 ; PNUECAR/ASP, 2007). Les potentialités de Posidonia oceanica en tant que bioindicateur sont
appréciées dans diverses situations : rejets d‟effluents urbains (AVON et al., 1991), rejets
industriels (PERGENT-MARTINI et GUERRINI, 1995) et activités aquacoles (CANCEMI et
al., 1998 ; LEONI et al., 2006). Outre leur capacité à enregistrer certains paramètres physicochimiques, les herbiers à Posidonia oceanica intègrent également d‟autres paramètres
susceptibles de les dégrader : aménagement du littoral, pression de mouillage, chalutage,
turbidité, modification de l‟hydrodynamisme (PERGENT, 1993). Cette plante est par
conséquent utilisée en routine pour traduire la qualité du milieu côtier méditerranéen, et ce,
par la mise en œuvre de nombreux descripteurs, susceptibles de répondre à une variété de
perturbations du milieu marin. L‟aptitude de Posidonia oceanica à intégrer la qualité de
l‟environnement peut se mesurer :
(i) Au niveau de la population : la position bathymétrique de la limite inférieure de l‟herbier
à Posidonia oceanica est un bon indicateur de la turbidité moyenne des eaux qui dérivent audessus de lui (MEINESZ et LAURENT, 1978) ; lorsque la turbidité augmente, cette limite
recule. La limite supérieure de l‟herbier est également une zone tout particulièrement sensible,
car elle est directement exposée aux agressions engendrées par les aménagements littoraux et
aux rejets d‟origine urbaine et industrielle (ASTIER et TAILLIEZ, 1984).
(ii) Au niveau de l’individu : la biométrie foliaire peut apporter des renseignements quant à
la qualité globale de l‟eau. En milieu pollué, la longueur moyenne des feuilles peut subir une
réduction importante (MAGGI et al., 1977). La biomasse des épiphytes des feuilles peut
témoigner quant à elle de la richesse de l‟eau en nutriments (LEONI et al., 2006).
(iii) Au niveau anatomique : l‟abondance des cellules à tannin, qui sont des cellules riches
en composés phénoliques, semble augmenter à l‟approche du rejet en mer d‟un effluent
(PERGENT, 1988).
Par ailleurs, Posidonia oceanica possède, d‟une part, un turnover relativement lent : des
feuilles avec une longévité de près de 12 mois (PERGENT, 1988; BOUMAZA et
SEMROUD, 2000 ; GOBERT et al., 2006), des rhizomes de plus de 30 ans (MARBA et al.,
1996) et des herbiers qui peuvent persister durant des millénaires (MATEO et al., 1997) et
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Contribution à l\'étude des variations des teneurs en composés phénoliques chez la Magnoliophyte marine Posidonia oceanica (L.) Delile - 10/78

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