Chapitre I
Synthèse bibliographique
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c- Cas du cuivre
Le cuivre, à très faible dose, est un oligo-élément indispensable à la vie. A des
concentrations extrêmement élevées, le cuivre peut entraîner la nécrose du foie, et
étant associé au plomb, il semble pouvoir aggraver le risque de la maladie de
Parkinson (Ramade, 2000).
Le cuivre est aussi à dose plus élevée et sous ses formes oxydées (vert-de-gris,
oxyde cuivreux) un puissant poison pour l'homme, comme à des doses parfois infimes
pour de nombreux organismes (algues, mousses, microorganismes marins,
champignons microscopiques). Ce métal connu depuis l'antiquité pour ses propriétés
anti-infectieuses a justifié son utilisation comme pesticide (ex. : bouillie bordelaise)
ou comme biocide, notamment dans les antifoulings (ww.wikipedia.org).
d- Cas du cadmium
Contrairement à de nombreux métaux (Cu, Zn, Fe…), le cadmium est un
élément non essentiel, et se range parmi les métaux les plus toxiques pour l'homme à
très faible dose (100 µg/jour). Sa toxicité est aggravée par ses capacité de
bioaccumulation. Le phénomène de toxicité aiguë du cadmium est connu depuis 1950
sous le nom de "syndrome d'Itaï-Itaï " qui désigne une insuffisance rénale avec
ostéoporose (déminéralisation et fragilisation des os) et ostéomalacie
(déminéralisation et déformation des os) (Martin-Garin et Simon, 2004). Ce métal
peut également être à l'origine de pneumopathies cadmique, de troubles dyspnéiques,
hématologiques (anémie) et d'atteintes hépato- rénales (Ramade, 2000).
Concernant les organismes vivants, à de très fortes concentrations comprises
entre 1 et 10 mg/l, le cadmium provoque à court terme la mort des individus
expérimentalement exposés. Les effet sublétaux (qui ne provoque pas la mort des
individus mais des disfonctionnements métaboliques ou physiologiques) sont
expérimentalement observables pour des concentrations relativement importantes
comprises entre 1 et 50 µg/l selon la durée d'expérimentation, comme l'apparition
d'anomalies dans le développement embryonnaire et larvaire chez les mollusque
bivalves et les échinodermes, et des retards de croissances, notamment chez les
espèces phytoplanctoniques (Chiffoleau et al., 1999).
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