Chapitre III
Résultats et discussions
138
Comparativement, le facteur de diminution des quantités adsorbées en plomb,
zinc et en cuivre est de 2/5 (40%), alors que pour le cadmium (le métal le moins
adsorbé) il est de moitié (50%), ce qui laisse croire encore une fois à une sélectivité
préférentielle des sédiments vis-à-vis des métaux, et plus particulièrement dans le cas du
cadmium, qui semble être totalement défavorisé sur tous les plans.
Ce caractère de l’adsorption compétitive entre cations métalliques, entraîne une
diminution de la rétention des métaux lorsqu'ils sont en présence d'autres polluants
(Mesquita et al., 1998). La rétention de Cd
2+ est inhibée par la présence de Zn
2+
(Merrington et Alloway, 1997), le zinc semble être retenu sur les phases oxyhydroxydes
de fer au détriment du cadmium, qui s'adsorbe alors sur les carbonates. Le plomb et le
cadmium interagissent également entre eux. Ainsi, en présence de plomb, le cadmium
est à saturation dans les sédiments, selon Richter (1987), il serait 80 fois moins adsorbé
qu'en absence de plomb. De même, le cuivre et le zinc sont en compétition pour les sites
d'adsorption. Le cuivre est généralement plus fortement adsorbé par la matière organique
que le zinc (Mesquita et al., 1998). Blanchard (2000) avance que la rétention du zinc sur
les argiles est préférentielle à celle du plomb, en raison du faible rayon ionique du Zn
2+
par rapport à celui de Pb
2+ (respectivement 0,74 A° et 1,2 A°). En revanche, cet effet de
compétition ne semble pas altérer l'adsorption du plomb, qui est retenu indifféremment
par les oxydes de fer au détriments du reste des métaux présents dans la solution
contaminante (Serpaud et al., 1994 ; Caroll et al., 1998 ; Blanchard, 2000). Mais le plus
souvent l'inhibition de la rétention touche chacun des métaux du mélange (Plassard,
1999).
Cette compétition métallique est d'autant plus accentuée que les concentrations
contaminantes sont plus grandes. Cet effet a été mis en évidence à travers la conception
d'isothermes d'adsorption en systèmes mono et multiéléments. En effet, sur la figure 67
les isothermes d'adsorption montrent clairement que plus les concentrations métalliques
initiales augmentent plus l'écart d'adsorption de chaque métal en système monoélément
et en système "multiéléments" est ressenti.
Résultats et discussions
138
Comparativement, le facteur de diminution des quantités adsorbées en plomb,
zinc et en cuivre est de 2/5 (40%), alors que pour le cadmium (le métal le moins
adsorbé) il est de moitié (50%), ce qui laisse croire encore une fois à une sélectivité
préférentielle des sédiments vis-à-vis des métaux, et plus particulièrement dans le cas du
cadmium, qui semble être totalement défavorisé sur tous les plans.
Ce caractère de l’adsorption compétitive entre cations métalliques, entraîne une
diminution de la rétention des métaux lorsqu'ils sont en présence d'autres polluants
(Mesquita et al., 1998). La rétention de Cd
2+ est inhibée par la présence de Zn
2+
(Merrington et Alloway, 1997), le zinc semble être retenu sur les phases oxyhydroxydes
de fer au détriment du cadmium, qui s'adsorbe alors sur les carbonates. Le plomb et le
cadmium interagissent également entre eux. Ainsi, en présence de plomb, le cadmium
est à saturation dans les sédiments, selon Richter (1987), il serait 80 fois moins adsorbé
qu'en absence de plomb. De même, le cuivre et le zinc sont en compétition pour les sites
d'adsorption. Le cuivre est généralement plus fortement adsorbé par la matière organique
que le zinc (Mesquita et al., 1998). Blanchard (2000) avance que la rétention du zinc sur
les argiles est préférentielle à celle du plomb, en raison du faible rayon ionique du Zn
2+
par rapport à celui de Pb
2+ (respectivement 0,74 A° et 1,2 A°). En revanche, cet effet de
compétition ne semble pas altérer l'adsorption du plomb, qui est retenu indifféremment
par les oxydes de fer au détriments du reste des métaux présents dans la solution
contaminante (Serpaud et al., 1994 ; Caroll et al., 1998 ; Blanchard, 2000). Mais le plus
souvent l'inhibition de la rétention touche chacun des métaux du mélange (Plassard,
1999).
Cette compétition métallique est d'autant plus accentuée que les concentrations
contaminantes sont plus grandes. Cet effet a été mis en évidence à travers la conception
d'isothermes d'adsorption en systèmes mono et multiéléments. En effet, sur la figure 67
les isothermes d'adsorption montrent clairement que plus les concentrations métalliques
initiales augmentent plus l'écart d'adsorption de chaque métal en système monoélément
et en système "multiéléments" est ressenti.
