Chapitre III
Résultats et discussions
136
contact avec les sédiments. Ces quantités d'ions disparues ont été considérées comme
étant adsorbées et non pas précipitées car les conditions du pH ne le permettent pas vue
qu'il n'atteint pas 8,5 (valeur a partir de la quelle ces quatre métaux se précipitent)
(Bourg, 1995 in Blanchard, 2000).
Selon Fevrier (2001), cette diminution dans la concentration en métaux dans la
solution s'accompagne non seulement d'une augmentation de pH, mais également par
l'augmentation de l'alcalinité et de la concentration en calcium, ce qui s'explique par le
fait que l'acidité initiale des solutions métalliques entraîne une dissolution des grains de
calcite, dont le corollaire est une hausse du pH (car elle consomme des protons).
Par ailleurs, ces résultats indiquent encore une fois que l'adsorption sur des
sédiments est accentuée en présence des plus faibles concentrations métalliques. Ils
confirment également que le plomb reste le métal le plus adsorbé parmi les quatre
métaux testés avec un taux maximal atteignant les 75% à pH avoisinant 8.
Ce phénomène peut être lié à la très faible solubilité des carbonates et des
hydroxycarbonates de plomb pouvant expliquer sa forte réactivité et donc sa rétention au
détriment des trois autres métaux (Sigg et al., 1992). D'une autre manière, en ce référant
au diagramme Eh-pH de ces quatre cations (Annexe 02), le zinc, le cuivre et le cadmium
semblent s'adsorbés sous la forme bivalente (Zn
2+ , Cu
2+ et Cd
2+ ) alors que le plomb
pourrait apparaître sous la forme monovalente Pb(OH)
+ et sous sa forme bivalente Pb
2+
(Machida et al., 2005). Ce qui permet d'expliquer les quantités élevées de plomb
adsorbées par rapport à celles des autres cations.
B-9 Compétition des ions métalliques
La Figure 65 représente l’évolution de la capacité d’adsorption des grains de
sédiment inférieur à 40 µm pour chaque métal individuel (système monoélément) et en
mélange (système multiélément) en fonction de la durée de contact à 20°C.
Résultats et discussions
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contact avec les sédiments. Ces quantités d'ions disparues ont été considérées comme
étant adsorbées et non pas précipitées car les conditions du pH ne le permettent pas vue
qu'il n'atteint pas 8,5 (valeur a partir de la quelle ces quatre métaux se précipitent)
(Bourg, 1995 in Blanchard, 2000).
Selon Fevrier (2001), cette diminution dans la concentration en métaux dans la
solution s'accompagne non seulement d'une augmentation de pH, mais également par
l'augmentation de l'alcalinité et de la concentration en calcium, ce qui s'explique par le
fait que l'acidité initiale des solutions métalliques entraîne une dissolution des grains de
calcite, dont le corollaire est une hausse du pH (car elle consomme des protons).
Par ailleurs, ces résultats indiquent encore une fois que l'adsorption sur des
sédiments est accentuée en présence des plus faibles concentrations métalliques. Ils
confirment également que le plomb reste le métal le plus adsorbé parmi les quatre
métaux testés avec un taux maximal atteignant les 75% à pH avoisinant 8.
Ce phénomène peut être lié à la très faible solubilité des carbonates et des
hydroxycarbonates de plomb pouvant expliquer sa forte réactivité et donc sa rétention au
détriment des trois autres métaux (Sigg et al., 1992). D'une autre manière, en ce référant
au diagramme Eh-pH de ces quatre cations (Annexe 02), le zinc, le cuivre et le cadmium
semblent s'adsorbés sous la forme bivalente (Zn
2+ , Cu
2+ et Cd
2+ ) alors que le plomb
pourrait apparaître sous la forme monovalente Pb(OH)
+ et sous sa forme bivalente Pb
2+
(Machida et al., 2005). Ce qui permet d'expliquer les quantités élevées de plomb
adsorbées par rapport à celles des autres cations.
B-9 Compétition des ions métalliques
La Figure 65 représente l’évolution de la capacité d’adsorption des grains de
sédiment inférieur à 40 µm pour chaque métal individuel (système monoélément) et en
mélange (système multiélément) en fonction de la durée de contact à 20°C.
