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Cette estimation peut suivre deux stratégies différentes, la première se fait par la surveillance
continue du système du carbone dans l’océan qui révélerait l’augmentation de la concentration
au fil du temps. Cependant il est sujet à de larges variabilités spatiale et temporelle dues aux
changements de la température, de l’activité biologique et de la circulation océanique. De ce fait,
la tendance du signal anthropique n’est pas forcément directement observable. De plus, cette
stratégie demande une grande fréquence d’échantillonnage ce qui est difficile aux échelles
spatio-temporelles considérées.
La deuxième stratégie repose sur les estimations directes. Brewer et al, (1978), Chen and
Millero, (1979), Chen, (1982), et Chen et al., (1982) ont été les premiers à montrer que le CO 2
anthropique dans l’océan, en dessous de la couche de mélange, peut être estimé par la correction
du carbone - mesuré dans l’échantillon d’eau de mer - des changements encourus lors de la
reminéralisation de la matière organique et la dissolution des carbonates de calcium depuis qu’il
a perdu le contact avec la surface et en soustrayant le carbone préformé préindustriel. Ces
méthodes ont été critiquées à cause notamment de la non prise en charge des effets du mélange
océanique (Shiller, 1981). Depuis, des modifications sur ces méthodes ont été apportées donnant
naissance à de nouvelles approches.
Deux méthodes sont utilisées dans notre travail : la méthode TrOCA (Touratier et al., 2007) et
la méthode de Gruber (Gruber et al., 1996) dite ∆C*.
La méthode TrOCA a été appliquée dans tout l’océan Atlantique (Touratier and Goyet,
2004b), dans le Golfe de Cadiz (Aït Ameur and Goyet, 2006), dans la mer de Ross (Sandrini et
al., 2007), dans l’Atlantique tropical (Touratier et al 2005) et à DYFAMED (Aït-Ameur, 2007).
Pour la méthode de Gruber, elle a été appliquée dans tous les océans du globe. Elles sont aussi
souvent utilisées ensemble dans le but de comparer les résultats obtenus (Lo Monaco et al.,
2005b ; Huertas et al, 2009 ; Alvarès et al, 2009)
2.2.1.1. La méthode TrOCA :
Cette méthode se base sur l’hypothèse qu’en dessous de la couche de mélange, le TCO 2 varie
avec l’oxydation de la matière organique (respiration) et la dissolution des carbonates de
calcium. Elle a été développée par Touratier and Goyet, (2004a) et repose sur la traceur quasiconservatif TrOCA, (Traceur Combinant Oxygène, Carbone inorganique et Alcalinité).
Partant du paramètre du carbone inorganique dissous ; DIC ou TCO 2
TCO 2 = [C/O 2 ].O 2 + ½ [AT + [N/O 2 ].O 2 ]
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Où : C/O 2 et N/O 2 sont les rapports élémentaires dans l’océan
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Contribution à l\'étude du cycle du carbone dans le bassin algérien - 38/95

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