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terre. Quand les rayons solaires atteignent l’atmosphère, une partie (environ 30%) est
directement réfléchie et renvoyée vers l’espace par l’air, les nuages blancs et les régions claires
de la terre en particulier les surfaces enneigées et glacées comme les deux pôles. Les rayons
solaires qui n’ont pas été réfléchis vont être absorbés par l’atmosphère (20,7%) et la surface
terrestre (51%).
Figure 2: Cycle du carbone dans l’océan (Leseure, 2000)
Après avoir reçu de l’énergie solaire, la surface de la terre et les basses couches de
l’atmosphère renvoient de l’énergie sous forme de rayons infrarouges. Les gaz de l’air,
essentiellement le dioxyde de carbone (CO 2 ), le méthane (CH 4 ), le protoxyde d’azote (N 2 O),
l’ozone (O 3 ), les chlorofluorocarbones (CFCs) et la vapeur d’eau, constituant la basse
troposphère, absorbent cette énergie et la transforment en chaleur, empêchant cette énergie de
s’ « échapper » de l’atmosphère, ces gaz forment alors une couche protectrice contre le
refroidissement de celle-ci. Sans ce processus, la température moyenne au niveau du sol serait de
– 18°C, alors qu’elle est de +15°C. L’augmentation de la température moyenne est donc de
+33°C : c’est ce phénomène que l’on appelle l’effet de serre naturel.
Un carottage de plus de 2000 m a été effectué à la station Vostok en Antarctique (Mouvier,
1998). Des analyses de bulles d’air emprisonnées lors de la formation de glace ont permis de
reconstituer le climat du passé. Elles ont mis en évidence des périodes glaciaires et des périodes
interglaciaires, plus chaudes sur le dernier million d’années. Une corrélation entre l’élévation de
la température et l’augmentation des concentrations du CO 2 et du CH 4 dans l’air a donc été
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Contribution à l\'étude du cycle du carbone dans le bassin algérien - 17/95

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