CHAPITRE I
Généralité sur les zones humides.
2.7. Quelle importance et quel rôle jouent les zones humides ?
Espaces de transition entre la terre et l’eau, les zones humides constituent un
patrimoine naturel exceptionnel, en raison de leur richesse biologique et des fonctions
naturelles irremplaçables qu’elles remplissent. Elles assurent ainsi :
2. 7.1. Des fonctions hydrologiques :
Les zones humides, "infrastructures naturelles" irremplaçables, participent à
l’autoépuration de l’eau, contribuent à l’atténuation de l’effet des crues et au soutien d’étiage,
et assurent un ensemble de fonctions indispensables à la société. [1].
Les zones humides retiennent les fortes pluies, empêchant des inondations possibles
en aval. En stockant l’eau dans le sol ou en la retenant à la surface des lacs, des marais, etc.,
les zones humides remplacent avantageusement les structures artificielles, construites à grands
frais. La végétation des zones humides joue aussi un rôle en ralentissant le débit des eaux de
crue vers l’aval. [1].
2.7.2. Des fonctions biologiques :
Les zones humides sont parmi les milieux naturels les plus riches du monde, elles
fournissent l’eau et les aliments à d’innombrables espèces de plantes et d’animaux. Ce sont
des milieux de vie remarquables pour leur diversité biologique : réservoir de biodiversité ;
couvert, refuge, abri, zones de reproduction et de repos pour de nombreuses espèces
notamment d’oiseaux migrateurs ; régulation des microclimats, etc. [1].
2.7.3. Des fonctions économiques :
Production de ressources alimentaires aquacoles, agricoles, cynégétiques, capitale pour
le maintien d’activités telles que la pêche, la chasse, l’élevage des coquillages et des poissons,
des crustacés, la fabrication de matériaux de construction, l’agriculture (fourrage, pâturage).
On s’intéresse donc de plus en plus à la valeur économique des productions et services rendus
par les zones humides, ainsi qu’aux coûts liés à leur destruction / restauration. [1].
En effet, même si la rente économique directe des zones humides reste modérée, l’effet
cumulatif de leur dégradation peut fortement accroître les coûts pour les collectivités
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