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Perspectives et Recommandations
Si, à l’issue de ce travail de contribution, qui reste, avant tout, ponctuel et juste
un point de départ à l’étude de l’impact de la pollution chimique dans la baie de Bou-Ismaïl,
l’intérêt de Posidonia oceanica en tant que bioindicateur de la contamination mercurielle est
confirmé, plusieurs voies de recherche restent encore à explorer afin d’élargir l’utilisation de
cette espèce pour les autres métaux étudiés notamment par la récolte de plus
de données et l’application de traitements statistiques et de modélisations mathématiques.
Il serait, en effet, intéressant d’étendre cette étude à d’autres zones au niveau
de la baie de Bou-Ismaïl ou dans d’autres régions le long du littoral puisque les résultats
présentés dans ce travail concernent uniquement trois zones bien que leur choix fut
stratégique. L’éventail d’analyse peut lui aussi être élargit à un nombre plus important
de métaux non abordés dans ce mémoire à savoir le plomb et le cadmium qui ne sont
pas moins dangereux que le mercure pour l’homme et/ou le nickel, le chrome, le cobalt, etc. et
suivre davantage les paramètres physicochimiques surtout les MES.
Un réseau de surveillance basé sur l’utilisation de Posidonia oceanica en tant que
bioindicateur de la contamination métallique pourrait ainsi être établi à l’échelle nationale.
Concernant les régions où Posidonia oceanica est absente, l’utilisation d’une autre
magnoliophyte, par exemple Cymodocea nodosa ou Zostera noltii pourrait être envisagée.
Les voies d’absorption des métaux traces par Posidonia oceanica restent toujours
à déterminer. En effet, ces résultats ne sont pas suffisants pour identifier les voies
d’absorption des métaux traces par Posidonia oceanica ; d’autres études sont également
nécessaires pour élucider ce point.
Une étude de la population, du réseau d’assainissement et de la localisation
et l’inventaire précis des industriels et des activités agricoles dans la région adjacente doit être
tenue pour permettre de proposer une solution adéquate pour le traitement des eaux usées
notamment par la séparation des réseaux collecteurs, l’installation d’une station d’épuration et
l’instauration
obligatoire
du
prétraitement
des
eaux
usées
industrielles
et la canalisation des rejets loin des herbiers.
Pour achever ce chapitre il convient donc de donner quelques mesures de préventions et
rappeler d’importants faits recommandés par Boudouresque et al. (2006), que nous tenterons
d’appliquer à notre zone, afin d’aider à réduire la pollution et minimiser son impact, pour
améliorer et surveiller l’état de l’herbier dans la baie de Bou-Ismaïl. À savoir :
• Aucun émissaire d’eaux usées ne devrait déboucher dans un herbier à Posidonia
oceanica. Ceci est valable quel que soit le niveau d’épuration des eaux ; en effet,
il s’agit d’eau douce qui normalement remonte vers la surface mais dont la base
du cône de dilution peut avoir une certaine emprise sur le fond, en fonction
des courants et lors des tempêtes ; or, P. oceanica est très sensible à la dessalure ;
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