Chapitre 3
Résultats & Discussions
73
Le dosage des métaux lourds a permis d’affirmer que l’herbier à posidonie dans la zone
polluée du front de mer de Bou-Ismaïl subi l’impact négatif des déversements quotidiens des
industriels installés dans la région, de fortes teneurs ont été décelées. Ils ont fort probablement
contribué en grande partie à sa disparition dans les premiers mètres de côte.
Même si l’herbier étudié à de plus lointaines distances du rivage présente une résistance
à ces teneurs, il est impératif pour sa sauvegarde de prendre d’importantes mesures
de protection dont on donnera les grands traits comme recommandations.
3.2.2. Observations sur la faune et la flore associées :
Vue l’état de contamination très avancé, la prospection de la zone située à proximité
de la limite supérieure de l'herbier jusqu'à 10 m de profondeur n’a pas permis de mettre
en évidence que les éléments suivants :
La grande Nacre (Pinna nobilis) n’a pas été observée sur le site pollué, ni sur nos sites
de références d’ailleurs (devenue rare).
Les principales espèces de l'ichtyofaune associées à l'herbier n’ont pu être observées
(Labridae, Sparidae, Serranidae) sans doute à cause de la visibilité et des conditions extrêmes
(courants sous-marins) de travail en cette période-là (Mai-Juin).
L'oursin comestible Paracentrotus lividus est fréquent aussi bien dans l'herbier que sur
la roche photophile avoisinante dans toutes nos zones. Cependant on notera une différence
(voir annexe 18) dans la taille des individus et leurs colorations ainsi que le développement
des gonades.
L’observation d'espèces plus occasionnelles comme la seiche (Sepia officinalis),
le marbré (Lithognathus mormyrus) et des poissons plats n’as pas été possible dans la zone
polluée de Bou-Ismaïl sans doute par fuite de l’environnement hostile.
La flore est représentée essentiellement par deux magnoliophytes marines Nanozostera
noltii et Cymodocea nodosa. Différentes algues peuvent se rencontrer sur les feuilles
(épiphytes), entre les rhizomes, sur la matte, ou sur le sable aux abords de l’herbier des zones
de référence. Pour la zone polluée, l’herbier est très épiphyté mais peu brouté et la présence
de l’algue Caulerpa racemosa se fait distinguer par rapport à N. noltii et C. nodosa.
Les échinodermes sont représentés principalement par l’oursin comestible
Paracentrotus lividus, l’oursin violet Sphaerachinus granularis n’a pas été observé.
L’holothurie Holothuria tubulosa est abondante dans la zone de sidi-fredj, à l’anse du CET
mais peu observée dans la zone 2. Nous notons la présence de l’étoile de mer
Echinaster sepositus à 8 mètre de profondeur dans l’herbier à posidonie dans la zone 2,
là où la visibilité s’est améliorée dans un herbier devenu plus dense.
3.2.3. Nouvelle menace : Caulerpa racemosa
L’un des éléments les plus marquants que nous avons observé, lors de nos différentes
plongées dans notre site pollué, est la présence de Caulerpa racemosa (Ulvophyceae).
Elle occupe une surface assez importante entre les deux rejets là où le fond hétérogène
semble former une plateforme qui favorise son expansion, probablement en raison de sa faible
profondeur (0 à 2m) et l’importance de la lumière, propices à son développement en colonies.
La pollution par les sels nutritifs, surtout, semble stimuler sa croissance ; elle est
en train de constituer fort probablement une nouvelle menace sur l’herbier dans la zone.
Résultats & Discussions
73
Le dosage des métaux lourds a permis d’affirmer que l’herbier à posidonie dans la zone
polluée du front de mer de Bou-Ismaïl subi l’impact négatif des déversements quotidiens des
industriels installés dans la région, de fortes teneurs ont été décelées. Ils ont fort probablement
contribué en grande partie à sa disparition dans les premiers mètres de côte.
Même si l’herbier étudié à de plus lointaines distances du rivage présente une résistance
à ces teneurs, il est impératif pour sa sauvegarde de prendre d’importantes mesures
de protection dont on donnera les grands traits comme recommandations.
3.2.2. Observations sur la faune et la flore associées :
Vue l’état de contamination très avancé, la prospection de la zone située à proximité
de la limite supérieure de l'herbier jusqu'à 10 m de profondeur n’a pas permis de mettre
en évidence que les éléments suivants :
La grande Nacre (Pinna nobilis) n’a pas été observée sur le site pollué, ni sur nos sites
de références d’ailleurs (devenue rare).
Les principales espèces de l'ichtyofaune associées à l'herbier n’ont pu être observées
(Labridae, Sparidae, Serranidae) sans doute à cause de la visibilité et des conditions extrêmes
(courants sous-marins) de travail en cette période-là (Mai-Juin).
L'oursin comestible Paracentrotus lividus est fréquent aussi bien dans l'herbier que sur
la roche photophile avoisinante dans toutes nos zones. Cependant on notera une différence
(voir annexe 18) dans la taille des individus et leurs colorations ainsi que le développement
des gonades.
L’observation d'espèces plus occasionnelles comme la seiche (Sepia officinalis),
le marbré (Lithognathus mormyrus) et des poissons plats n’as pas été possible dans la zone
polluée de Bou-Ismaïl sans doute par fuite de l’environnement hostile.
La flore est représentée essentiellement par deux magnoliophytes marines Nanozostera
noltii et Cymodocea nodosa. Différentes algues peuvent se rencontrer sur les feuilles
(épiphytes), entre les rhizomes, sur la matte, ou sur le sable aux abords de l’herbier des zones
de référence. Pour la zone polluée, l’herbier est très épiphyté mais peu brouté et la présence
de l’algue Caulerpa racemosa se fait distinguer par rapport à N. noltii et C. nodosa.
Les échinodermes sont représentés principalement par l’oursin comestible
Paracentrotus lividus, l’oursin violet Sphaerachinus granularis n’a pas été observé.
L’holothurie Holothuria tubulosa est abondante dans la zone de sidi-fredj, à l’anse du CET
mais peu observée dans la zone 2. Nous notons la présence de l’étoile de mer
Echinaster sepositus à 8 mètre de profondeur dans l’herbier à posidonie dans la zone 2,
là où la visibilité s’est améliorée dans un herbier devenu plus dense.
3.2.3. Nouvelle menace : Caulerpa racemosa
L’un des éléments les plus marquants que nous avons observé, lors de nos différentes
plongées dans notre site pollué, est la présence de Caulerpa racemosa (Ulvophyceae).
Elle occupe une surface assez importante entre les deux rejets là où le fond hétérogène
semble former une plateforme qui favorise son expansion, probablement en raison de sa faible
profondeur (0 à 2m) et l’importance de la lumière, propices à son développement en colonies.
La pollution par les sels nutritifs, surtout, semble stimuler sa croissance ; elle est
en train de constituer fort probablement une nouvelle menace sur l’herbier dans la zone.
