Chapitre 2
Matériels & Méthodes
38
2.5.2.2.4. Origine de la pollution fécale
L'origine de la pollution fécale a été étudiée par Geldreich et Kenner (1968)
en utilisant le rapport des coliformes thermotolérants aux streptocoques fécaux (CTH/SF). Le
tableau suivant indique la signification des valeurs possibles que l’on peut obtenir.
Tableau 2.3 : Origine de la pollution fécale selon le rapport CTH/SF
Rapport CTH/SF Source de contamination
R < 0.7
Principalement ou entièrement d'origine animale
0.7
Mixte à prédominance animale
1 < R < 2
Origine incertaine
2 < R < 4
Mixte à prédominance humaine
R > 4
Exclusivement humaine
2.5.2.3. Dosage des sels nutritifs
L’apport de nutriments (sels nutritifs) par les rejets directs sur les herbiers favorise
le développement des épiphytes sur les feuilles de P. oceanica, épiphytes qui interceptent
la lumière et nuisent donc à la photosynthèse de leur hôte. En outre, directement
(via l’accroissement de la valeur nutritive des feuilles) et indirectement (via les épiphytes),
les nutriments favorisent le broutage de P. oceanica par les herbivores (voir page 8)
et réduisent la transparence de l’eau (en favorisant le développement du phytoplancton).
Il en résulte un impact négatif sur les herbiers à P. oceanica.
A- Principe :
Le principe de détermination des sels nutritifs est basé sur la formation de complexes
spécifiques colorés dont l'absorption de l’énergie lumineuse à une certaine longueur d’onde
(λ) est directement proportionnelle à la concentration du sel nutritif à doser.
La quantité de lumière absorbée par la solution, appelée absorbance (A) ou densité
optique (D.O), obéit à la loi de Beer-Lambert.
D.O = A = log (I 0 / l) = λ.L.C
I 0 et I : respectivement intensité lumineuse incidente et émergente du milieu absorbant.
λ : coefficient d’extinction molaire (fonction de la température et la longueur d’onde).
L : longueur du milieu traversé exprimé en cm.
C : concentration de la solution absorbante exprimée en mol/l.
A et D.O : respectivement absorbance et densité optique de la solution.
B- Mode opératoire :
On s’intéresse au dosage des sels nutritifs : ammonium, nitrites, nitrates, orthophosphates et silicium dissout. L’analyse est faite par la méthode de colorimétrie à flux
continu sur chaîne automatisée SKALAR (Auto-Analyzer SAN PLUS) selon le protocole
décrit par le fabricant (SKALAR, 1998). Schématiquement, cet analyseur automatique est
composé de 3 éléments : un échantillonneur qui permet d’aspirer les échantillons, une cassette
où se déroule le développement des complexes colorés et le spectrophotomètre proprement
dit.
Matériels & Méthodes
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2.5.2.2.4. Origine de la pollution fécale
L'origine de la pollution fécale a été étudiée par Geldreich et Kenner (1968)
en utilisant le rapport des coliformes thermotolérants aux streptocoques fécaux (CTH/SF). Le
tableau suivant indique la signification des valeurs possibles que l’on peut obtenir.
Tableau 2.3 : Origine de la pollution fécale selon le rapport CTH/SF
Rapport CTH/SF Source de contamination
R < 0.7
Principalement ou entièrement d'origine animale
0.7
1 < R < 2
Origine incertaine
2 < R < 4
Mixte à prédominance humaine
R > 4
Exclusivement humaine
2.5.2.3. Dosage des sels nutritifs
L’apport de nutriments (sels nutritifs) par les rejets directs sur les herbiers favorise
le développement des épiphytes sur les feuilles de P. oceanica, épiphytes qui interceptent
la lumière et nuisent donc à la photosynthèse de leur hôte. En outre, directement
(via l’accroissement de la valeur nutritive des feuilles) et indirectement (via les épiphytes),
les nutriments favorisent le broutage de P. oceanica par les herbivores (voir page 8)
et réduisent la transparence de l’eau (en favorisant le développement du phytoplancton).
Il en résulte un impact négatif sur les herbiers à P. oceanica.
A- Principe :
Le principe de détermination des sels nutritifs est basé sur la formation de complexes
spécifiques colorés dont l'absorption de l’énergie lumineuse à une certaine longueur d’onde
(λ) est directement proportionnelle à la concentration du sel nutritif à doser.
La quantité de lumière absorbée par la solution, appelée absorbance (A) ou densité
optique (D.O), obéit à la loi de Beer-Lambert.
D.O = A = log (I 0 / l) = λ.L.C
I 0 et I : respectivement intensité lumineuse incidente et émergente du milieu absorbant.
λ : coefficient d’extinction molaire (fonction de la température et la longueur d’onde).
L : longueur du milieu traversé exprimé en cm.
C : concentration de la solution absorbante exprimée en mol/l.
A et D.O : respectivement absorbance et densité optique de la solution.
B- Mode opératoire :
On s’intéresse au dosage des sels nutritifs : ammonium, nitrites, nitrates, orthophosphates et silicium dissout. L’analyse est faite par la méthode de colorimétrie à flux
continu sur chaîne automatisée SKALAR (Auto-Analyzer SAN PLUS) selon le protocole
décrit par le fabricant (SKALAR, 1998). Schématiquement, cet analyseur automatique est
composé de 3 éléments : un échantillonneur qui permet d’aspirer les échantillons, une cassette
où se déroule le développement des complexes colorés et le spectrophotomètre proprement
dit.
