Chapitre 2
Matériels & Méthodes
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Sur terrain, on s’intéresse aux paramètres relatifs aux populations de posidonies :
recouvrement et densité. Des observations sur le substrat, la faune et la flore avoisinantes sont
également réalisées. Il s’agira alors d’une part, d’indiquer la nature du sédiment
et d’autre part de noter la présence d’espèces protégées, remarquables et bioindicatrices
caractérisant le milieu.
2.5.2. Paramètres mesurés au laboratoire
La contamination du milieu marin par les métaux lourds anthropogènes représente
un danger plus important que celui des rejets d’hydrocarbures ou même d’éléments
radioactifs. Ainsi les métaux lourds traversent les masses d’eau sous formes dissoutes
et particulaire et sont assimilés par les organismes marins. Le mercure a une source
anthropogène d’origine certaine et présente avec le plomb et le cadmium un danger certain.
Nous nous intéressons donc principalement à son analyse mais aussi à l’aluminium, le fer,
le cuivre, le zinc et le manganèse dans les trois matrices : rhizomes de Posidonie, sédiment
superficiel de la matte et les gonades de l’oursin Paracentrotus lividus brouteur des feuilles
de Posidonia oceanica. Néanmoins en ce qui concerne la matrice eau on s’intéresse aussi
à l’analyse des paramètres bactériologiques et des sels nutritifs.
2.5.2.1. Dosage des métaux lourds
2.5.2.1.1. Prélèvement et conservation des échantillons : Afin d’éviter tout risque
de contamination, les sédiments sont récupérés dans des boites en polyéthylène
et renouvelés à chaque prélèvement. Quant-aux rhizomes de posidonie et oursins,
une quinzaine de rhizomes et d’individus sont prélevés de chaque station et récupérés dans
des sachets en polyéthylène. Comme ils ne peuvent pas être traités rapidement,
les échantillons sont fermés, étiquetés et conservés à température basse (congelés) afin
d’éviter toute perte ; surtout pour le mercure qui est le plus volatil des métaux lourds.
2.5.2.1.2. Traitement des échantillons : La méthode appliquée pour le traitement
des échantillons est celle proposée par UNEP/IAEA (1985a, 1985b et 1986) qui s’effectue
à partir des opérations suivantes :
Une quantité de sédiment de poids frais (PF) d’environs 100g est prélevée de chaque
échantillon et est étalée dans une boite de pétri. Les rhizomes de posidonie et les gonades
d’oursins sont soigneusement récupérés aussi. Une fois congelés les échantillons ainsi
préparés sont lyophilisés.
Lyophilisation : La lyophilisation est une technique permettant la déshydration
de l’échantillon congelé par sublimation à basse température (-55°C) et sous vide (0,1 bar)
pendant 48 heures. Au bout de 24 h les échantillons sont retirés du lyophilisateur pour être
remués à l’aide d’une spatule en acier inoxydable afin de permettre leur déshydratation
complète si nécessaire. La lyophilisation est préférable à la déshydratation à l’étuve car cette
dernière entraine une perte des métaux lourds les plus volatils en particulier le mercure.
Les échantillons lyophilisés sont pesés et leur poids sec est noté PS.
Broyage et tamisage : Les échantillons lyophilisés de sédiment sont broyés à l’aide d’un
mortier en porcelaine puis tamisés au moyen d’un tamis de 250µm de maille. La fraction
inférieure ou égale à 250µm est récupérée et stockée dans des piluliers en verre. Pour
le matériel biologique, les échantillons sont broyés en fine poudre à l’aide d’un mortier
en agate.
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