Chapitre 1
Généralités
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• Produire d’énormes quantités d’oxygène - sous produit de la photosynthèse -
entre 4 et 20 litres d’oxygène par 24 heures (Bay, 1978) ;
• Offrir des habitats variés à de très nombreuses espèces de vertébrés et d’invertébrés
(abris, frayères, nurseries) (Pergent, 1993) ;
• Fournir de la nourriture à un grand nombre d’espèce, et exporter les surplus
de production vers d’autres fonds moins propices à la vie (Lacaze, 1993) ;
• Fixer les fonds, protéger les plages de l’érosion et agir comme un régulateur
des vagues, courants et houle. par un double effet de l’atténuation de leur force
par les banquettes, et le piégeage du sédiment par les feuilles et le lacis serré
de leurs rhizomes (Blanc et Jeudy De Grissac, 1978 ; Boudouresque et Jeudy
De Grissac, 1983 et Gambi et al., 1989) ;
• Rendre compte par leur présence et leur vitalité de la qualité des eaux du milieu
environnant (Pergent, 1991) en fonctionnant à différents niveaux (Pergent, 1993) :
o Au niveau de la population : d’une part, la limite supérieure nous renseigne
sur les conséquences des rejets urbains et industriels et les aménagements
littoraux, … etc., et d’autre part, la limite inférieure de l’herbier nous renseigne sur
la turbidité moyenne des eaux qui dérivent au-dessus de lui. La présence
de structures érosives (inter-mattes, chenaux,….) au sein de l’herbier témoigne
de la présence de courants et de la pêche destructive ;
o Au niveau de l’individu : les modifications lépidochronologiques et
phénologiques nous permettent de connaître l’évolution des paramètres
caractéristiques du milieu et de suivre la pollution à des périodes données ;
o Au niveau anatomique : les cellules à tanin, qui sont des cellules riches en acide
phénolique, et les enzymes de détoxication semblent augmenter en réponse
à l’état de stress de la plante.
C’est pour toutes ces raisons que les herbiers à posidonie sont devenus, au cours
de ces dernières années, un objectif majeur de protection et de gestion du milieu marin
en Méditerranée (Pergent, 1991a ; Boudouresque et al., 1995 ; Anonyme, 2000 ; PergentMartini, 2000 ; Anonyme, 2001 ; Boudouresque, 2003 ; Procaccini et al., 2003).
1.7. La posidonie en Algérie
Posidonia oceanica est l’espèce de phanérogames la plus répandue des côtes
algériennes ; elle colonise la quasi-totalité de l’étage infralittoral et forme de riches herbiers
entre 0,5 et 30m de profondeur ; toutefois les surfaces occupées restent modestes, en raison
de l’étroitesse du plateau continental, particulièrement accentuée au niveau des caps.
La seule cartographie à grande échelle des herbiers à Posidonia oceanica d’Algérie
disponible est celle établie par Vaissiere et Fredj (1963). Elle indique que les herbiers étaient
particulièrement bien développés dans le golfe d’Annaba, la Baie de Bou-Ismaïl et le golfe
d’Arzew. Dans ce dernier, ils descendent jusqu’à l’isobathe 30m, tandis que dans le golfe
d’Annaba et la baie de Bou-Ismaïl ils ne dépassent pas l’isobathe 25m. À ce travail s’ajoutent
l’ensemble des études ponctuelles portant sur les différents aspects liés à l’écosystème
à Posidonia oceanica qui viennent préciser cette répartition (Braîk, 1989 ; Semroud, 1993 ;
Boumaza, 1995).
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