Qualité des eaux au niveau des principaux oueds du littoral Algérois
Chapitre I : Généralités
- 19 -
A) Le cadmium : Le Cadmium est après le mercure le plus toxique des
métaux lourds pour les animaux aquatiques; il est associé au zinc et rejeté
notamment par les mines et les usines de traitement du minerai dans l'atmosphère et
les eaux superficielles. Il est utilisé dans les pots catalytiques et dans certains
accumulateurs.
Les sources principales sont l'industrie métallurgique et les incinérateurs
urbains sans traitement de fumée. La limite de rejet dans les effluents industriels est
fixée à 0,2 mg/l.
L'intoxication par le Cadmium chez l'homme produit des atteintes du sang, des
reins et du squelette « maladie d'Itaï-Itaï au Japon »
B) Le mercure : Le mercure est tristement célèbre depuis les graves
intoxications survenues à Minimata. La "maladie de Minimata" est apparue au Japon
en 1953, dans un village de pêcheurs ; dont il a même nom, à partir de 1954. Elle
provoqua la mort de plus d'une centaine de personnes tandis que plusieurs centaines
de survivants restaient gravement handicapés (paralysie, déficience mentale) et
incurables. Ces habitants se nourrissaient de poissons dont la chair avait accumulé un
composé organo-mercuriel (methyl-mercure). L'origine du mercure se trouvait dans
les effluents d'une usine chimique produisant de l'acétaldéhyde avec du sulfate de
mercure comme catalyseur. C’est ainsi qu’une étude épidémiologique a montré que
les populations humaines d’Asie contenaient dans leur sang beaucoup plus de mercure
et de cadmium que leurs homologues européennes ou américaines, et ce en raison
d’un régime alimentaire essentiellement basé sur les produits de la mer. Les quantités
rejetées étaient très faibles et bien au-dessous du seuil de détection dans l'eau de mer,
mais le mercure était accumulé le long des chaînes alimentaires jusqu'à atteindre le
seuil de toxicité pour l'homme (bioaccumulation et bioconcentration dans la chaîne
alimentaire). La chair des poissons en contenait de 10 à 20 mg/kg, ce qui
correspondait à un facteur de concentration de 100 000.
D) L’arsenic : Un élément dont les concentrations mesurées dans
l’environnement marin sont relativement élevées en comparaison d’autres
Chapitre I : Généralités
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A) Le cadmium : Le Cadmium est après le mercure le plus toxique des
métaux lourds pour les animaux aquatiques; il est associé au zinc et rejeté
notamment par les mines et les usines de traitement du minerai dans l'atmosphère et
les eaux superficielles. Il est utilisé dans les pots catalytiques et dans certains
accumulateurs.
Les sources principales sont l'industrie métallurgique et les incinérateurs
urbains sans traitement de fumée. La limite de rejet dans les effluents industriels est
fixée à 0,2 mg/l.
L'intoxication par le Cadmium chez l'homme produit des atteintes du sang, des
reins et du squelette « maladie d'Itaï-Itaï au Japon »
B) Le mercure : Le mercure est tristement célèbre depuis les graves
intoxications survenues à Minimata. La "maladie de Minimata" est apparue au Japon
en 1953, dans un village de pêcheurs ; dont il a même nom, à partir de 1954. Elle
provoqua la mort de plus d'une centaine de personnes tandis que plusieurs centaines
de survivants restaient gravement handicapés (paralysie, déficience mentale) et
incurables. Ces habitants se nourrissaient de poissons dont la chair avait accumulé un
composé organo-mercuriel (methyl-mercure). L'origine du mercure se trouvait dans
les effluents d'une usine chimique produisant de l'acétaldéhyde avec du sulfate de
mercure comme catalyseur. C’est ainsi qu’une étude épidémiologique a montré que
les populations humaines d’Asie contenaient dans leur sang beaucoup plus de mercure
et de cadmium que leurs homologues européennes ou américaines, et ce en raison
d’un régime alimentaire essentiellement basé sur les produits de la mer. Les quantités
rejetées étaient très faibles et bien au-dessous du seuil de détection dans l'eau de mer,
mais le mercure était accumulé le long des chaînes alimentaires jusqu'à atteindre le
seuil de toxicité pour l'homme (bioaccumulation et bioconcentration dans la chaîne
alimentaire). La chair des poissons en contenait de 10 à 20 mg/kg, ce qui
correspondait à un facteur de concentration de 100 000.
D) L’arsenic : Un élément dont les concentrations mesurées dans
l’environnement marin sont relativement élevées en comparaison d’autres
