Chapitre IV
Matériels et Méthodes
28
matières en suspension, comme les algues ou la vase. Les eaux opaques, boueuses, indiquent
une forte concentration d’éléments en suspension. Les eaux verdâtres indiquent une forte
concentration d’algues, souvent le phytoplancton. Les premiers satellites qui ont mesuré la
couleur de l'eau étaient en fait conçus pour mesurer les phénomènes terrestres (Landsat MSS).
La couleur observée de l’eau résulte de nombreux phénomènes ; parmi ces
phénomènes, il y a la réflexion et l’absorption de la lumière solaire par le phytoplancton, par
les minéraux en suspension, par la matière organique dissoute, etc.
L’étroite portion du spectre électromagnétique [entre 500 et 800 nanomètres], qui
correspond à sa partie visible est utilisée pour enregistrer la couleur de l’océan, c'est-à-dire la
turbidité, les transports de sédiments, les concentrations en chlorophylle, etc. Elle ne peut
être mesurée que durant le jour et en l’absence de nuages. L’atmosphère entre l’eau et le
capteur affecte la qualité et la quantité d’énergie détectée par le capteur. Pour s’assurer d’une
calibration juste des valeurs du capteur, il est nécessaire d’obtenir des mesures fréquentes de
l’eau qui va être observée par télédétection.
Comme le but de notre travail est d’établir une cartographie des sources terrestres de la
pollution marine le long de la côte algérienne à l’aide des images de télédétection, en
particulier celle provenant du capteur MODIS, nous utilisons ces notions de couleur de l’eau,
de turbidité etc., comme indicatrices de l’existence d’une source de pollution, nous
commentons ces images d’une façon sommaire, sans trop de détails.
Lors de la sélection des images, il est apparu difficile, presque impossible d’utiliser une seule
et unique image pour identifier toutes les sources de pollution le long du littoral algérien, à
cause notamment des conditions climatiques locales [vent, précipitations, forte couverture
nuageuse, etc.], nous avons confectionné une seule image [une mosaïque] à partir d’une série
d’images du même capteur et de différentes dates.
a. La turbidité :
Comme La turbidité désigne le caractère trouble d’un liquide, Elle est causée par des
particules en suspension qui absorbent, diffusent ou réfléchissent le rayonnement solaire. Elle
peut traduire une teneur importante en matières fines ou colorantes en suspension (acide
humique, particules provenant de la dégradation des végétaux ou de l’érosion du sol), un taux
élevé de plancton, ou encore une pollution ou une eutrophisation de l'eau (rejets industriels,
agricoles ou urbains).
Matériels et Méthodes
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matières en suspension, comme les algues ou la vase. Les eaux opaques, boueuses, indiquent
une forte concentration d’éléments en suspension. Les eaux verdâtres indiquent une forte
concentration d’algues, souvent le phytoplancton. Les premiers satellites qui ont mesuré la
couleur de l'eau étaient en fait conçus pour mesurer les phénomènes terrestres (Landsat MSS).
La couleur observée de l’eau résulte de nombreux phénomènes ; parmi ces
phénomènes, il y a la réflexion et l’absorption de la lumière solaire par le phytoplancton, par
les minéraux en suspension, par la matière organique dissoute, etc.
L’étroite portion du spectre électromagnétique [entre 500 et 800 nanomètres], qui
correspond à sa partie visible est utilisée pour enregistrer la couleur de l’océan, c'est-à-dire la
turbidité, les transports de sédiments, les concentrations en chlorophylle, etc. Elle ne peut
être mesurée que durant le jour et en l’absence de nuages. L’atmosphère entre l’eau et le
capteur affecte la qualité et la quantité d’énergie détectée par le capteur. Pour s’assurer d’une
calibration juste des valeurs du capteur, il est nécessaire d’obtenir des mesures fréquentes de
l’eau qui va être observée par télédétection.
Comme le but de notre travail est d’établir une cartographie des sources terrestres de la
pollution marine le long de la côte algérienne à l’aide des images de télédétection, en
particulier celle provenant du capteur MODIS, nous utilisons ces notions de couleur de l’eau,
de turbidité etc., comme indicatrices de l’existence d’une source de pollution, nous
commentons ces images d’une façon sommaire, sans trop de détails.
Lors de la sélection des images, il est apparu difficile, presque impossible d’utiliser une seule
et unique image pour identifier toutes les sources de pollution le long du littoral algérien, à
cause notamment des conditions climatiques locales [vent, précipitations, forte couverture
nuageuse, etc.], nous avons confectionné une seule image [une mosaïque] à partir d’une série
d’images du même capteur et de différentes dates.
a. La turbidité :
Comme La turbidité désigne le caractère trouble d’un liquide, Elle est causée par des
particules en suspension qui absorbent, diffusent ou réfléchissent le rayonnement solaire. Elle
peut traduire une teneur importante en matières fines ou colorantes en suspension (acide
humique, particules provenant de la dégradation des végétaux ou de l’érosion du sol), un taux
élevé de plancton, ou encore une pollution ou une eutrophisation de l'eau (rejets industriels,
agricoles ou urbains).
