Description de la zone d’étude
Chapitre II
- 26 -
7. Sources de pollution :
La baie de Bou Ismail est considérée comme une zone touristique soumise aux rejets d’eaux
usées domestiques. L’activité industrielle n’est pas très développée et se limite à de petites
industries : textiles, cuirs et peaux, papeteries, plastiques, caoutchouc et verres (Sellali ;
1996).En plus de ces activités industrielles, les Oueds se déversant dans la baie de Bou Ismail
peuvent être considérés comme source de pollution.
La fertilisation des sols est assurée par des produits phytopharmaceutiques tels que les
organochlorés, et les engrais à base de nitrate, de phosphate et de potassium. Par le biais du
ruissellement, tous ces produits contaminent les Oueds et rejoignent les eaux des agglomérations
côtières sont déversées directement en mer par un réseau d’égouts ou d’émissaires.
Les eaux usées des villes de l’arrière-pays sont drainées vers la mer par l’intermédiaire des
Oueds traversant la région. La pollution métallique dans cette région n’est pas inquiétante
(Boudjellal & al ; 1993, in Grimes 2004). Les principales sources de pollution par les métaux
lourds et les hydrocarbures pétroliers sont les apports continentaux déversés directement dans la
baie, ou indirectement par le biais des Oueds (Nador, Masafran et Beni- Messous) (Boudjellal &
al ; 1995 ; Sellali & al ; 1995, in Grimes 2004).Ces Oueds constituent des collecteurs d’eaux
usées issues des différentes activités (agricole, industrielle et urbaine) ;des concentrations
importantes en cadmium (0,91-10,02 µg /g) et plomb (36,26-95,40 µg/g) ont été détectées dans
la matrice sédimentaire (Boudjellal & al ; 1995 b).
Cependant, vu le développement des activités agricoles, de l’industrie (ateliers et entreprises
privés) et l’urbanisation intense que connaît cette baie, une pollution à long terme est à craindre
(Grimes ; 2004).
Tableau 2.1 : Les rejets d’eaux usées dans la wilaya de Tipaza (étude d’aménagement du
littoral. Wilaya Tipaza, synthèse-bilan diagnostic 2006)
Communes
Nombre de rejets
Débit m3/j
Lieu de rejet
Bou-Ismail
9
4000
Mer
Bou-Haroun
4
320
Khemisti
6
400
Oued Khemisti et Mer
Fouka
5
3600
Mer
Douaouda
5
1600
Oued Mazafran
Tipaza
8
7140
Mer
Cherchell
8
3600
Sidi Ghiles
2
480
H.Ennous
2
160
Meselmoun
3
1100
Gouraya
3
900
Larhat
3
312
Damous
3
960
Ain Tagourait
6
320
Total
67
24892
Chapitre II
- 26 -
7. Sources de pollution :
La baie de Bou Ismail est considérée comme une zone touristique soumise aux rejets d’eaux
usées domestiques. L’activité industrielle n’est pas très développée et se limite à de petites
industries : textiles, cuirs et peaux, papeteries, plastiques, caoutchouc et verres (Sellali ;
1996).En plus de ces activités industrielles, les Oueds se déversant dans la baie de Bou Ismail
peuvent être considérés comme source de pollution.
La fertilisation des sols est assurée par des produits phytopharmaceutiques tels que les
organochlorés, et les engrais à base de nitrate, de phosphate et de potassium. Par le biais du
ruissellement, tous ces produits contaminent les Oueds et rejoignent les eaux des agglomérations
côtières sont déversées directement en mer par un réseau d’égouts ou d’émissaires.
Les eaux usées des villes de l’arrière-pays sont drainées vers la mer par l’intermédiaire des
Oueds traversant la région. La pollution métallique dans cette région n’est pas inquiétante
(Boudjellal & al ; 1993, in Grimes 2004). Les principales sources de pollution par les métaux
lourds et les hydrocarbures pétroliers sont les apports continentaux déversés directement dans la
baie, ou indirectement par le biais des Oueds (Nador, Masafran et Beni- Messous) (Boudjellal &
al ; 1995 ; Sellali & al ; 1995, in Grimes 2004).Ces Oueds constituent des collecteurs d’eaux
usées issues des différentes activités (agricole, industrielle et urbaine) ;des concentrations
importantes en cadmium (0,91-10,02 µg /g) et plomb (36,26-95,40 µg/g) ont été détectées dans
la matrice sédimentaire (Boudjellal & al ; 1995 b).
Cependant, vu le développement des activités agricoles, de l’industrie (ateliers et entreprises
privés) et l’urbanisation intense que connaît cette baie, une pollution à long terme est à craindre
(Grimes ; 2004).
Tableau 2.1 : Les rejets d’eaux usées dans la wilaya de Tipaza (étude d’aménagement du
littoral. Wilaya Tipaza, synthèse-bilan diagnostic 2006)
Communes
Nombre de rejets
Débit m3/j
Lieu de rejet
Bou-Ismail
9
4000
Mer
Bou-Haroun
4
320
Khemisti
6
400
Oued Khemisti et Mer
Fouka
5
3600
Mer
Douaouda
5
1600
Oued Mazafran
Tipaza
8
7140
Mer
Cherchell
8
3600
Sidi Ghiles
2
480
H.Ennous
2
160
Meselmoun
3
1100
Gouraya
3
900
Larhat
3
312
Damous
3
960
Ain Tagourait
6
320
Total
67
24892
