Généralités
Chapitre I
- 13 -
6. Les métaux lourds :
Terme qui désignant l’ensemble des métaux toxiques de forte masse atomique (Ramade, 2000).
Concrètement, un métal lourd a une densité supérieure à 5. Les toxicologues adjoignent à ces
métaux lourds une famille chimique particulière et tout autant toxique, celle des métalloïdes : des
espèces dont les propriétés les rapprochent à la fois des métaux et des non-métaux, tels que
l’arsenic, le sélénium et l’antimoine, mais aussi le chlore, le brome et le fluor (Denhez ; 2007).
6.1. Origine :
Tous ces éléments sont d’origine naturelle ; aucun n’a été fabriqué par l’homme. Dans la roche,
on les trouve essentiellement sous forme d’oxyde de sulfures ou de carbonates. Sous l’effet de
l’érosion et à cause de éruptions volcaniques, qui libèrent chaque année des dizaines de milliers
de tonnes de métaux lourds (environ 1000 T de cadmium, 20 000 de cuivre, 4000 de plomb et
1000 de mercure), de tels sels quittent leurs roches mère et sont transportés par l’eau vers les sols
et, surtout, les sédiments des lacs et des rivières. Il existe ainsi une contamination parfaitement
naturelle de l’environnement (Denhez ; 2007).
Depuis le néolithique toutefois, l’homme libère des quantités de métaux lourds infiniment
supérieure à celles émises par les processus naturels, en favorisant leurs dispersion (source
anthropique) par leur multiple utilisation, depuis les additifs de plomb dans les carburants
jusqu’aux sels d’argent de l’industrie photographique, au nickel ou au cadmium des batteries
d’accumulateurs, au zinc des gouttières ou au chrome des aciers inoxydables, au cuivre de
l’industrie électrique ou à l’arsenic des produits phytosanitaires. Les sources de contamination le
sont par conséquent aussi. Durant toutes les phases d’élaboration, d’utilisation et/ou de recyclage
de ces produits, des métaux sont rejetés dans l’environnement, soit directement dans les eaux
continentales ou marines, soit dans l’atmosphère transportés par les vents, associés aux aérosols
avant de se déposer par voie sèche ou humide à la surface de la terre ou de l’océan.
L’écosystème terrestre ne pouvant pas recycler rapidement de tels volumes, il s’accumule un
surplus de métaux lourds : la pollution apparaît.
On distingue deux types de métaux :
6.2. Métaux non essentiels (toxiques) :
Ce sont des métaux toxiques, n’ont aucun rôle biologique, comme le plomb, le cadmium,
l’arsenic et le mercure.
6.2.1. Le plomb (Pb):
Le plomb existe sous trois formes essentielles: le plomb dissous, le plomb colloïdal et le plomb
particulaire.
- Sous forme dissoute, les espèces dominantes dans l’eau de mer sont PbCO 3 , PbCl 2 ou PbCl
+ .
Cette répartition ne prend pas en compte la matière organique dissoute et le fait que le plomb,
Chapitre I
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6. Les métaux lourds :
Terme qui désignant l’ensemble des métaux toxiques de forte masse atomique (Ramade, 2000).
Concrètement, un métal lourd a une densité supérieure à 5. Les toxicologues adjoignent à ces
métaux lourds une famille chimique particulière et tout autant toxique, celle des métalloïdes : des
espèces dont les propriétés les rapprochent à la fois des métaux et des non-métaux, tels que
l’arsenic, le sélénium et l’antimoine, mais aussi le chlore, le brome et le fluor (Denhez ; 2007).
6.1. Origine :
Tous ces éléments sont d’origine naturelle ; aucun n’a été fabriqué par l’homme. Dans la roche,
on les trouve essentiellement sous forme d’oxyde de sulfures ou de carbonates. Sous l’effet de
l’érosion et à cause de éruptions volcaniques, qui libèrent chaque année des dizaines de milliers
de tonnes de métaux lourds (environ 1000 T de cadmium, 20 000 de cuivre, 4000 de plomb et
1000 de mercure), de tels sels quittent leurs roches mère et sont transportés par l’eau vers les sols
et, surtout, les sédiments des lacs et des rivières. Il existe ainsi une contamination parfaitement
naturelle de l’environnement (Denhez ; 2007).
Depuis le néolithique toutefois, l’homme libère des quantités de métaux lourds infiniment
supérieure à celles émises par les processus naturels, en favorisant leurs dispersion (source
anthropique) par leur multiple utilisation, depuis les additifs de plomb dans les carburants
jusqu’aux sels d’argent de l’industrie photographique, au nickel ou au cadmium des batteries
d’accumulateurs, au zinc des gouttières ou au chrome des aciers inoxydables, au cuivre de
l’industrie électrique ou à l’arsenic des produits phytosanitaires. Les sources de contamination le
sont par conséquent aussi. Durant toutes les phases d’élaboration, d’utilisation et/ou de recyclage
de ces produits, des métaux sont rejetés dans l’environnement, soit directement dans les eaux
continentales ou marines, soit dans l’atmosphère transportés par les vents, associés aux aérosols
avant de se déposer par voie sèche ou humide à la surface de la terre ou de l’océan.
L’écosystème terrestre ne pouvant pas recycler rapidement de tels volumes, il s’accumule un
surplus de métaux lourds : la pollution apparaît.
On distingue deux types de métaux :
6.2. Métaux non essentiels (toxiques) :
Ce sont des métaux toxiques, n’ont aucun rôle biologique, comme le plomb, le cadmium,
l’arsenic et le mercure.
6.2.1. Le plomb (Pb):
Le plomb existe sous trois formes essentielles: le plomb dissous, le plomb colloïdal et le plomb
particulaire.
- Sous forme dissoute, les espèces dominantes dans l’eau de mer sont PbCO 3 , PbCl 2 ou PbCl
+ .
Cette répartition ne prend pas en compte la matière organique dissoute et le fait que le plomb,
