Généralités
Chapitre I
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La norme ISO 7027(Afnor, 1999) définit la turbidité comme « réduction de transparence d’un
liquide due à la présence de substance non dissoutes ».
 La turbidité permet de déterminer la transparence de l’eau, c'est-à-dire la pénétration de la
lumière. Sa connaissance et son importance permet de :
 déterminer l’épaisseur de la couche photosynthétique (la zone euphotique).
 Apprécier la quantité des matières en suspension.
Ces dernières sont de très faible dimension composées d’argile, de limon, de particules
organiques, de plancton et de divers autres organismes microscopique, qui peuvent être d’origine
naturelle ou anthropique (US EPA, 1999).
La turbidité est exprimée en UTN (ou NTU) (Unité de Turbidité Néphélémétrique), elle est
variable selon les saisons. Dans les eaux côtières, sa valeur est de l’ordre de 0,5 à 5 NTU.
3.4. Le carbone organique total (COT) :
Il correspond à la quantité totale de matières organiques présentes en solution et suspension dans
une eau. On la mesure par détection infrarouge de la quantité de CO2 dégagée par gazéification
de
la
matière
organique
portée
à
900°C
(Ramade,
2000).
La détermination du carbone organique total (COT) porte sur les composées organiques fixes ou
volatils, naturels ou synthétiques et sur les eaux qui sont préalablement filtrées ou non.
le carbone organique trouvé dans les eaux est composé en majeure partie de substances
humiques, de matériaux végétaux et animaux partiellement dégradés ainsi que de substances
organiques à plusieurs états d’oxydation provenant de divers effluents municipaux et industriels,
en particulier les usines de pâtes et papiers (CEAE Québec, 2007 in Chaouadi et Hocine).
3.5. La matière organique (MO) :
Dans les eaux, la matière organique se trouve sous les formes dissoutes et particulaire dont les
proportions et le devenir varient beaucoup d'un type de milieu marin à l'autre. La matière
organique est intimement liée aux activités biologiques, soit comme résultat de la synthèse de la
biomasse, soit comme source d'énergie et de nutriments pour les micro- organismes (bactéries,
protozoaires, phytoplancton). Dans les zones riches en matière organique, sa présence fait courir
au milieu un risque d'hypoxie, le risque étant plus grand quand cette matière organique est
facilement dégradable par les bactéries (Aminot et Kérouel, 2004).
4. Les sels nutritifs :
Il a été mis en évidence que les éléments qui risquent, le plus, de limiter la photosynthèse sont
l’azote, le phosphore et silicium. De ce fait, ils sont appelés éléments nutritifs biolimitants. La
richesse des eaux marines en ces éléments est signes de leur fertilité. Les organismes
photosynthétisent leur substrats à partir des éléments présents dans le milieu marin,
essentiellement, sous leur forme oxydée : CO 2 , H 2 O, NO 3
-
, PO 4
3- et aussi Si (OH) 4 pour les
organismes à testes siliciques (Copin-Montégut, 1996).
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