Chapitre 1 :
Généralités
13
Les stéroïdes artificiels présentent une meilleure efficacité de masculinisation que les androgènes
naturels. L'efficacité de la 17α-méthyltestostérone est attribuée à son élimination plus lente que
celle des stéroïdes naturels comme la testostérone. Les alevins de tilapia traités aux androgènes
présentent généralement une croissance plus rapide que ceux non traités (in AIT-HAMOUDA,
2005).
Cette technique est utilisée depuis plusieurs années par certains pays producteurs de tilapia
comme Taïwan et les philippines. Toutefois, elle implique de traiter chaque nouvelle population
d'alevins destinés à la production. Or, l'utilisation de l'hormone pour la production destinée à la
consommation humaine reste interdite dans de nombreux pays (France, Royaume Uni...) pour
qui le devenir et l'effet des produits de dégradation des stéroïdes de synthèse sont insuffisamment
étudiés (Baroiller & Toguyeni, 1996).
1.10. Technique de l’inversion hormonale du sexe :
La méthode la plus direct, quelle que soit l’espèce, consiste à masculiniser une population
d’alevins en incorporant un stéroïde de synthèse dans l’alimentation.
Avec les espèces à homogamétie femelle XX (fig I.5), comme Oreochromis niloticus (Baroiller
et Jalabert, 1989) une étape supplémentaire est nécessaire à l’obtention d’un résultat équivalent :
le testage des femelles issue du traitement hormonal précoce conduit à deux types de sex-ratio :
l’un d’eux (a) est classique, composé de 50% de chacun des sexes et correspond à la
descendance d’animaux de génotype femelle XX. Le second (b) qui comprend 75% de mâles
pour 25% de femelles, résulte du croisement d’une néo-femelle XY par un mâle non traité XY.
Parmi ces 75% de mâles figurent des individus YY que l’on identifie lors d’un nouveau testage
(c) par leur descendance monosexes mâle. Ces animaux d’un génotype nouveau, viable et fertiles
peuvent être utilisés comme géniteurs produisant à chacune de leurs reproductions avec des
femelles non traitées, des populations 100% mâles .L’inversion du sexe par voie hormonale reste
donc un outil essentiel et nécessaire dans de telles approches indirectes du monosexage.
Généralités
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Les stéroïdes artificiels présentent une meilleure efficacité de masculinisation que les androgènes
naturels. L'efficacité de la 17α-méthyltestostérone est attribuée à son élimination plus lente que
celle des stéroïdes naturels comme la testostérone. Les alevins de tilapia traités aux androgènes
présentent généralement une croissance plus rapide que ceux non traités (in AIT-HAMOUDA,
2005).
Cette technique est utilisée depuis plusieurs années par certains pays producteurs de tilapia
comme Taïwan et les philippines. Toutefois, elle implique de traiter chaque nouvelle population
d'alevins destinés à la production. Or, l'utilisation de l'hormone pour la production destinée à la
consommation humaine reste interdite dans de nombreux pays (France, Royaume Uni...) pour
qui le devenir et l'effet des produits de dégradation des stéroïdes de synthèse sont insuffisamment
étudiés (Baroiller & Toguyeni, 1996).
1.10. Technique de l’inversion hormonale du sexe :
La méthode la plus direct, quelle que soit l’espèce, consiste à masculiniser une population
d’alevins en incorporant un stéroïde de synthèse dans l’alimentation.
Avec les espèces à homogamétie femelle XX (fig I.5), comme Oreochromis niloticus (Baroiller
et Jalabert, 1989) une étape supplémentaire est nécessaire à l’obtention d’un résultat équivalent :
le testage des femelles issue du traitement hormonal précoce conduit à deux types de sex-ratio :
l’un d’eux (a) est classique, composé de 50% de chacun des sexes et correspond à la
descendance d’animaux de génotype femelle XX. Le second (b) qui comprend 75% de mâles
pour 25% de femelles, résulte du croisement d’une néo-femelle XY par un mâle non traité XY.
Parmi ces 75% de mâles figurent des individus YY que l’on identifie lors d’un nouveau testage
(c) par leur descendance monosexes mâle. Ces animaux d’un génotype nouveau, viable et fertiles
peuvent être utilisés comme géniteurs produisant à chacune de leurs reproductions avec des
femelles non traitées, des populations 100% mâles .L’inversion du sexe par voie hormonale reste
donc un outil essentiel et nécessaire dans de telles approches indirectes du monosexage.
