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4- Discussion
Il est à noter que les résultats obtenus sont basés sur une courte période ils peuvent expliquer
les interactions entre les dauphins et la pêche et probablement trouver les raisons pour ces
dernières mais ne peuvent en aucun cas servir à établir une estimation de la quantité globale
de perte due aux prise des dauphins sur l’ensemble du port de pêche d’Alger.
Les principaux résultats obtenus au cours de notre enquête, montre que le grand dauphin
(Tursiops truncatus) est l’espèce la plus impliquée dans les déprédations.
Les interactions des dauphins touchent plusieurs types de pêche mais surtout les sardiniers, et
selon les pêcheurs (même ceux avec qui on n’a pas pu enquêter) il apparaît que tous les
sardiniers du port d’Alger sont touchés par ce problème. L’effet négatif de ce phénomène se
traduit sous forme d’attaque sur le banc des poissons encerclés par la senne coulissante, ce qui
engendre inévitablement la casse des filets de pêche et la réduction des captures de poisson
sans compter que les cétacés sont pris dans le filet de pêche, sans même qu’on sache le
nombre exact de ces captures accidentelles par contre les pêcheurs déploient des efforts
considérables pour le désengager.
La variation de la fréquence est due généralement au comportement des mammifères marins,
qui est étroitement liée aux conditions trophiques. Jusqu’à présent aucune étude n’a été
réalisée concernant la distribution du Tursiops au niveau du port d’Alger. Nous ne
connaissons ni son habitat préférentiel ni ses niches de reproduction ce qui constitue un réel
handicap pour interpréter rationnellement nos résultats.
Nous pensons donc que certains facteurs physiques tels que la profondeur de la zone de pêche
pourrait influencer également sur la présence des Grands dauphins, ou la distance à la côte,
puisque cette espèce est principalement côtière.
Ceci pourrait également s'expliquer par des différences de fréquentation des zones par les
dauphins en fonction de la saison. Il est probable qu'ils soient moins nombreux en été qu'au
printemps, ou peut-être s'éloignent-ils des côtes (augmentation de la fréquentation humaine
estivale). Cette hypothèse pourrait être vérifiée en analysant les données de déplacement des
populations des Grands dauphins en fonction de la saison si une étude préalable avait été
réalisée.
Cependant durant notre étude le constat est que la fréquence moyenne des sorties attaquées
est de l’ordre de 12% soit 28 cas de déprédation pour un total de 88 sorties de pêche
effectuées durant la période d’étude allant du mois d’Avril jusqu’au mois de juin.
Par ailleurs, les répercussions économiques de l’interaction entre la pêche sardinière et les
mammifères marins, sont estimés à l’échelle de la production et évaluées sur la base des
pertes et dégâts causés par :
L’annulation des opérations de pêche.
4- Discussion
Il est à noter que les résultats obtenus sont basés sur une courte période ils peuvent expliquer
les interactions entre les dauphins et la pêche et probablement trouver les raisons pour ces
dernières mais ne peuvent en aucun cas servir à établir une estimation de la quantité globale
de perte due aux prise des dauphins sur l’ensemble du port de pêche d’Alger.
Les principaux résultats obtenus au cours de notre enquête, montre que le grand dauphin
(Tursiops truncatus) est l’espèce la plus impliquée dans les déprédations.
Les interactions des dauphins touchent plusieurs types de pêche mais surtout les sardiniers, et
selon les pêcheurs (même ceux avec qui on n’a pas pu enquêter) il apparaît que tous les
sardiniers du port d’Alger sont touchés par ce problème. L’effet négatif de ce phénomène se
traduit sous forme d’attaque sur le banc des poissons encerclés par la senne coulissante, ce qui
engendre inévitablement la casse des filets de pêche et la réduction des captures de poisson
sans compter que les cétacés sont pris dans le filet de pêche, sans même qu’on sache le
nombre exact de ces captures accidentelles par contre les pêcheurs déploient des efforts
considérables pour le désengager.
La variation de la fréquence est due généralement au comportement des mammifères marins,
qui est étroitement liée aux conditions trophiques. Jusqu’à présent aucune étude n’a été
réalisée concernant la distribution du Tursiops au niveau du port d’Alger. Nous ne
connaissons ni son habitat préférentiel ni ses niches de reproduction ce qui constitue un réel
handicap pour interpréter rationnellement nos résultats.
Nous pensons donc que certains facteurs physiques tels que la profondeur de la zone de pêche
pourrait influencer également sur la présence des Grands dauphins, ou la distance à la côte,
puisque cette espèce est principalement côtière.
Ceci pourrait également s'expliquer par des différences de fréquentation des zones par les
dauphins en fonction de la saison. Il est probable qu'ils soient moins nombreux en été qu'au
printemps, ou peut-être s'éloignent-ils des côtes (augmentation de la fréquentation humaine
estivale). Cette hypothèse pourrait être vérifiée en analysant les données de déplacement des
populations des Grands dauphins en fonction de la saison si une étude préalable avait été
réalisée.
Cependant durant notre étude le constat est que la fréquence moyenne des sorties attaquées
est de l’ordre de 12% soit 28 cas de déprédation pour un total de 88 sorties de pêche
effectuées durant la période d’étude allant du mois d’Avril jusqu’au mois de juin.
Par ailleurs, les répercussions économiques de l’interaction entre la pêche sardinière et les
mammifères marins, sont estimés à l’échelle de la production et évaluées sur la base des
pertes et dégâts causés par :
L’annulation des opérations de pêche.
