Chapitre III
L’océanographie spatiale : L’altimétrie
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3.1.1.Le principe de capteur :
Le principe est le suivant : à l'intérieur du champ de vision, les flux émis ou réfléchis par les objets
situés dans l'élément de surface (pixel) défini par l'angle solide du capteur et par son altitude sont
recueillis par les détecteurs puis enregistrés. Il correspond à la résolution géométrique.
On distingue les caméras utilisant des pellicules photosensibles, des systèmes non photographiques.
Le principe de fonctionnement des capteurs non photographiques est le suivant :
- un système recevant le rayonnement du pixel et un télescope (objectif),
- une source de calibration et un spectromètre comprenant différents détecteurs,
- un amplificateur et un système d'enregistrement.
Figure 21 : schéma descriptif du principe de capteur
L'amplificateur est indispensable pour accroître le signal qui est le plus souvent très faible. Le signal
reçu est transformé en signal numérique (par valeurs discrètes exprimées en nombre de bits : entre 6
et 12), par un système d'enregistrement qui varie selon les détecteurs
3.2. Altimétrie :
Histoire d’altimétrie :
Les premières tentatives pour le suivi des hydro systèmes continentaux basées sur la télédétection
spatiale ont été développées à partir de capteurs optiques en estimant les changements des surfaces en
eau à partir des séries d’images satellitaires prises avec quelques années d’intervalle. (Birkett, 2000).
Depuis 1973 les institutions comme la NASA, l’ ESA et le CNES ont commencé à développer et
mettre en orbite une succession de radars altimétriques à bord de différents types de missions
scientifiques. Les dernières générations des radars altimétriques, comme ceux embarqués à bord des
satellites Topex Poséidon T/P, ERS, Jason-1 et plus récemment ENVISAT, ont des niveaux de
précision de quelques centimètres en terme de mesures de variation de la hauteur de grandes surfaces
en eau.
Des niveaux de précision de cet ordre ont motivé les hydrologues à utiliser les données altimétriques
comme complément aux données de mesures registrées in-situ pour le développement des modèles
hydrodynamiques, et plus particulièrement, sur les zones de difficile accès.
Originellement conçue et développée pour l’étude des surfaces océaniques, l'altimétrie satellitaire
s’est avérée être une technique pertinente pour le suivi des variations de niveau d’eau dans les grands
bassins fluviaux en raison de sa couverture spatiale dense et homogène.
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