Matériel et Méthodes
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se rencontre à 21 m, elle est de type érosive, caractérisée par des rhizomes orthotropes
déchaussés, sans édification de matte (BENGRINE et GUELMAMI, 2007).
La station de Bou Ismail 2 (Tnc) (36° 39.363’ N - 02° 41.529’ E ; Figure 3.1) se situe au
large du réseau collecteur de la ville qui draine une pollution domestique et industrielle, dont
la source la plus importante est celle apportée par les rejets de la société Tonic, société
opérationnelle depuis les années 80, spécialisée dans l’industrie d’emballage, et dont les rejets
se déversent dans le milieu marin. L’herbier se développe sur roche, avec un recouvrement de
50%. Il se caractérise par des faisceaux déchaussés et groupés (distribution hétérogène). Il
présente de grandes tâches de sable grossier avec des ripple-marks et une litière. Sa limite
inférieure est située à 18 m de profondeur et est de type érosif (Figure 3.7).
La station de Bou Ismail 3 (SD) (36° 39.609’ N 02° 42.070’ E ; Figure 3.1) se situe à
proximité d’une station de dessalement, opérationnelle depuis 2004. Sa capacité est de 5000
m
3 par jour et la saumure est rejetée directement à proximité de la côte. L’herbier se
développe sur roche recouverte par du sable grossier, les faisceaux marquent un
déchaussement important, et l’eau se caractérise par une forte turbidité. Le recouvrement est
estimé à 60%.
La station La Madrague (LP) (36° 48.035’ N - 02° 53. 428’ E ; Figure 3.2) se situe devant
la digue du port de pêche et de plaisance de La Madrague. De nombreuses nuisances
caractérisent cette station : extension du port, aménagement d’une plage artificielle et
construction d’un parking sur la mer, depuis 2004. En outre, l’évacuation des eaux usées
domestiques se fait de façon anarchique. L’herbier se présente sous forme de touffes sur un
substrat meuble (sable vaseux). Les rhizomes sont groupés et le recouvrement est faible,
estimé à 10%. L’eau est caractérisée par une forte turbidité, et un courant très intense est
enregistré lors de notre plongée. Notons également la présence de Caulerpa cylindracea.
La station Aîn Benian (AB) (36° 48.553’ N - 02° 55.195’ E ; Figure 3.2) se situe dans la
partie est du Cap Acrata. La région est marquée par une forte urbanisation qui se concentre
sur la marge littorale, en arrière de laquelle s’étendent des terres agricoles. L’herbier se
développe sur roche, auquel se mêle l’algue verte Caulerpa cylindracea. Le recouvrement est
estimé à 40%. La limite inférieure se trouve à une profondeur de 22 m, elle est dite franche,
liée à la nature du substrat, qui est meuble au-delà de cette limite (Figure 3.8).
3.1.2. La baie de Zemmouri
Une seule station est prise en compte dans ce secteur :
La station île Aguelli (AG) (36° 47.527’ N - 03° 21.252’ E, Figure 3.3) se situe face à
l’embouchure du lac de Réghaïa, à 900 m de la côte. C’est un site menacé par les activités de
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Caractérisation des herbiers à posidonia oceanica (L.) delile de la baie de Bou-Ismail - 19/71

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