Généralités
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turbidité des eaux est importante (rejets en mer d’émissaires ou embouchure de fleuves
côtiers), la lumière est absorbée rapidement et la position de cette limite se rapproche de la
surface (MEINESZ et LAURENT, 1978 ; PERGENT et al., 1995). La productivité augmente
proportionnellement à la quantité d'énergie lumineuse incidente (novembre et mars), puis
atteint une valeur maximale à partir de laquelle le taux d'assimilation du carbone devient
constant : c'est la phase de saturation (mai). Enfin, dans une troisième phase, pour des
éclairements encore plus élevés, une décroissance du taux de productivité est notée : c'est la
phase de photoinhibition (juin) (LIBES et al., 1988).
(ii) La température est le facteur dominant la détermination du mode de croissance des plantes
profondes (HELMUT, 1983). La température optimale pour la photosynthèse serait de 2024°C et les températures létales sont de 9-10°C et 29-30°C (BOUDOURESQUE, 2010a). En
plus du mode de croissance, la température pourrait influencer la profondeur de la limite
inférieure de l’herbier à Posidonia oceanica (MAYOT et al., 2005 ; BOUDOURESQUE et
al., 2006) et la floraison, déclenchée par des températures élevées (GIRAUD, 1977a ;
MAZZELLA et al., 1984).
(iii) Posidonia oceanica dépérit immédiatement dans les eaux ayant une salinité inférieure à
33‰ (BEN ALAYA, 1972), par conséquent les herbiers s'interrompent au voisinage des
embouchures de fleuves et au niveau des résurgences de nappes phréatiques. C’est la faible
salinité qui l’élimine de la mer de Marmara (21-27‰) (BOUDOURESQUE et al., 2006).
L’espèce semble mieux résister aux salinités élevées avec une limite supérieure de tolérance
de 41‰ (BEN ALAYA, 1972). Cependant, des études récentes ont démontré la faible
tolérance de cette espèce à l’augmentation de la salinité du milieu (FERNANDEZTORQUEMADA et SANCHEZ-LIZASO, 2005 ; MARIN-GUIRAO et al., 2011)
(iv) Un hydrodynamisme trop intense peut arracher des faisceaux de feuilles et éroder la
matte, ce qui fragilise les herbiers à Posidonia oceanica (BLANC et JEUDY DE GRISSAC,
1989). C’est la raison pour laquelle, en mode battu, l’herbier ne s’approche pas à plus de 1 ou
2 m de la surface (BOUDOURESQUE et al., 2006). En effet, dans les secteurs exposés, la
montée du fond est stoppée à un ou plusieurs mètres de la surface : le lessivage par les vagues
de la partie supérieure de la matte provoque le départ du sédiment ; les rhizomes se cassent et
l’herbier est démantelé, il se forme des intermattes dont la confluence formera des chenaux
(MOLINIER et PICARD, 1952). Par contre dans les baies abritées, la lente surélévation du
fond peut amener l’herbier au voisinage de la surface. Dans certains cas, la dynamique de
croissance de Posidonia oceanica conduit à l’édification de récifs-barrières séparés de la côte
par un lagon (MOLINIER et PICARD, 1952 ; BOUDOURESQUE et MEINESZ, 1982).
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turbidité des eaux est importante (rejets en mer d’émissaires ou embouchure de fleuves
côtiers), la lumière est absorbée rapidement et la position de cette limite se rapproche de la
surface (MEINESZ et LAURENT, 1978 ; PERGENT et al., 1995). La productivité augmente
proportionnellement à la quantité d'énergie lumineuse incidente (novembre et mars), puis
atteint une valeur maximale à partir de laquelle le taux d'assimilation du carbone devient
constant : c'est la phase de saturation (mai). Enfin, dans une troisième phase, pour des
éclairements encore plus élevés, une décroissance du taux de productivité est notée : c'est la
phase de photoinhibition (juin) (LIBES et al., 1988).
(ii) La température est le facteur dominant la détermination du mode de croissance des plantes
profondes (HELMUT, 1983). La température optimale pour la photosynthèse serait de 2024°C et les températures létales sont de 9-10°C et 29-30°C (BOUDOURESQUE, 2010a). En
plus du mode de croissance, la température pourrait influencer la profondeur de la limite
inférieure de l’herbier à Posidonia oceanica (MAYOT et al., 2005 ; BOUDOURESQUE et
al., 2006) et la floraison, déclenchée par des températures élevées (GIRAUD, 1977a ;
MAZZELLA et al., 1984).
(iii) Posidonia oceanica dépérit immédiatement dans les eaux ayant une salinité inférieure à
33‰ (BEN ALAYA, 1972), par conséquent les herbiers s'interrompent au voisinage des
embouchures de fleuves et au niveau des résurgences de nappes phréatiques. C’est la faible
salinité qui l’élimine de la mer de Marmara (21-27‰) (BOUDOURESQUE et al., 2006).
L’espèce semble mieux résister aux salinités élevées avec une limite supérieure de tolérance
de 41‰ (BEN ALAYA, 1972). Cependant, des études récentes ont démontré la faible
tolérance de cette espèce à l’augmentation de la salinité du milieu (FERNANDEZTORQUEMADA et SANCHEZ-LIZASO, 2005 ; MARIN-GUIRAO et al., 2011)
(iv) Un hydrodynamisme trop intense peut arracher des faisceaux de feuilles et éroder la
matte, ce qui fragilise les herbiers à Posidonia oceanica (BLANC et JEUDY DE GRISSAC,
1989). C’est la raison pour laquelle, en mode battu, l’herbier ne s’approche pas à plus de 1 ou
2 m de la surface (BOUDOURESQUE et al., 2006). En effet, dans les secteurs exposés, la
montée du fond est stoppée à un ou plusieurs mètres de la surface : le lessivage par les vagues
de la partie supérieure de la matte provoque le départ du sédiment ; les rhizomes se cassent et
l’herbier est démantelé, il se forme des intermattes dont la confluence formera des chenaux
(MOLINIER et PICARD, 1952). Par contre dans les baies abritées, la lente surélévation du
fond peut amener l’herbier au voisinage de la surface. Dans certains cas, la dynamique de
croissance de Posidonia oceanica conduit à l’édification de récifs-barrières séparés de la côte
par un lagon (MOLINIER et PICARD, 1952 ; BOUDOURESQUE et MEINESZ, 1982).
