Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
76
- une destruction ou une modification des habitats par les effets délétères de la
pollution et des aménagements littoraux.
Dulvy et al. (2003) indiquent la disparition de 133 populations marines de différents groupes
systématiques (mammifères ; poissons ; échinodermes ; mollusques ; arthropodes ; annélides ;
cœlentérés ; algues) à l’échelle locale, régionale ou globale en 53 ans, dont 64 populations de
poissons. Les raisons des disparitions sont dues pour 55 % aux surexploitations des
ressources, 37 % aux dégradations de l’habitat naturel et 8 % à des espèces invasives, au
changement climatique, aux pollutions et aux maladies. Dulvy et al. (2003) précisent, en
Méditerranée, la disparition de plusieurs populations de Chondrichthyes comme Galeorhinus
galeus, Mustelus asterias, Mustelus mustelus, Myliobatis aquila, Oxynotus centrina, Raja
batis, Raja circularis, Raja clavata, Raja miraletus, Raja naevus, Raja oxyrhinchus et
Scyliorhinus stellaris.
Une compilation des données ichtyologiques recueillies sur l’ensemble de la côte algérienne
montre que les espèces signalées sur les fonds chalutables du secteur oriental de la côte
algérienne ne représentent que 54,50 % des espèces signalées sur l’ensemble de la côte
algérienne, où les Chondrichthyes et les Osteichthyes répertoriés représentent respectivement
46,15 % et 56,73 % des espèces recensées (tableau 3.5.).
Tableau 3.5. : Nombres de classes, d’ordres, de familles et d’espèces de poissons signalés le
long de la côte algérienne.
Classes
Ordres
Familles
Genres
Espèces
Myxini
1
1
1
1
Hyperroartii
1
1
1
1
Chondrichthyes
8
22
36
78
Osteichthyes
21
101
246
342
Total
31
125
284
422
Une analyse des données bibliographiques de la diversité ichtyologique de la côte algérienne
par secteur géographique indique une diversité plus importante dans le secteur central (407
espèces) par rapport aux secteurs occidental (397 espèces) et oriental (391 espèces). La
principale raison de cette situation est probablement liée à la différence dans l’effort
d’échantillonnage pratiqué dans le secteur central par rapport aux secteurs occidental et
oriental (tableau 3.6.).
Par contre, cette diversité se révèle relativement élevée surtout si on se réfère à d’autres
secteurs de la Méditerranée compilés par Quignard & Tomasini (2000) :
- Miniconi et al. (1990) répertorient 125 espèces dont 15 Chondrichthyes à Scandola
(Corse).
- Tomasini et al. (1992) mettent en évidence la présence de 96 espèces dont 21
Chondrichthyes à Lavezzi (Corse).
- Relini (1995) recense la présence de 463 espèces de poissons dont 3 Cyclostoma et
47 Chondrichthyes sur les côtes orientale et occidentale italiennes.
- Reñones et al. (1995) observent 49 espèces dont 1 Chondrichthyes aux Iles Baléares.
- Jardas (1996) indique la présence de 407 espèces de poissons dont 52
Chondrichthyes en Adriatique.
- Jouvenel (1997) recense 124 espèces dont 3 Chondrichthyes en Catalogne.
Wahid REFES
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- une destruction ou une modification des habitats par les effets délétères de la
pollution et des aménagements littoraux.
Dulvy et al. (2003) indiquent la disparition de 133 populations marines de différents groupes
systématiques (mammifères ; poissons ; échinodermes ; mollusques ; arthropodes ; annélides ;
cœlentérés ; algues) à l’échelle locale, régionale ou globale en 53 ans, dont 64 populations de
poissons. Les raisons des disparitions sont dues pour 55 % aux surexploitations des
ressources, 37 % aux dégradations de l’habitat naturel et 8 % à des espèces invasives, au
changement climatique, aux pollutions et aux maladies. Dulvy et al. (2003) précisent, en
Méditerranée, la disparition de plusieurs populations de Chondrichthyes comme Galeorhinus
galeus, Mustelus asterias, Mustelus mustelus, Myliobatis aquila, Oxynotus centrina, Raja
batis, Raja circularis, Raja clavata, Raja miraletus, Raja naevus, Raja oxyrhinchus et
Scyliorhinus stellaris.
Une compilation des données ichtyologiques recueillies sur l’ensemble de la côte algérienne
montre que les espèces signalées sur les fonds chalutables du secteur oriental de la côte
algérienne ne représentent que 54,50 % des espèces signalées sur l’ensemble de la côte
algérienne, où les Chondrichthyes et les Osteichthyes répertoriés représentent respectivement
46,15 % et 56,73 % des espèces recensées (tableau 3.5.).
Tableau 3.5. : Nombres de classes, d’ordres, de familles et d’espèces de poissons signalés le
long de la côte algérienne.
Classes
Ordres
Familles
Genres
Espèces
Myxini
1
1
1
1
Hyperroartii
1
1
1
1
Chondrichthyes
8
22
36
78
Osteichthyes
21
101
246
342
Total
31
125
284
422
Une analyse des données bibliographiques de la diversité ichtyologique de la côte algérienne
par secteur géographique indique une diversité plus importante dans le secteur central (407
espèces) par rapport aux secteurs occidental (397 espèces) et oriental (391 espèces). La
principale raison de cette situation est probablement liée à la différence dans l’effort
d’échantillonnage pratiqué dans le secteur central par rapport aux secteurs occidental et
oriental (tableau 3.6.).
Par contre, cette diversité se révèle relativement élevée surtout si on se réfère à d’autres
secteurs de la Méditerranée compilés par Quignard & Tomasini (2000) :
- Miniconi et al. (1990) répertorient 125 espèces dont 15 Chondrichthyes à Scandola
(Corse).
- Tomasini et al. (1992) mettent en évidence la présence de 96 espèces dont 21
Chondrichthyes à Lavezzi (Corse).
- Relini (1995) recense la présence de 463 espèces de poissons dont 3 Cyclostoma et
47 Chondrichthyes sur les côtes orientale et occidentale italiennes.
- Reñones et al. (1995) observent 49 espèces dont 1 Chondrichthyes aux Iles Baléares.
- Jardas (1996) indique la présence de 407 espèces de poissons dont 52
Chondrichthyes en Adriatique.
- Jouvenel (1997) recense 124 espèces dont 3 Chondrichthyes en Catalogne.
