Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
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Les familles ayant fait l’objet d’un inventaire exhaustif sont les Squalidae, les Rajidae, les
Scyliorhinidae, les Triakidae, les Clupeidae, les Gadidae, les Macrouridae, les Scorpaenidae,
les Triglidae, les Serranidae, les Emmelichthyidae, les Sparidae, les Sciaenidae, les
Mugilidae, les Labridae, les Trachinidae, les Blenniidae, les Scombridae, les Bothidae et les
Soleidae. Il en est de même pour les familles représentées par une ou quelques espèces en
Méditerranée occidentale (Hexanchidae ; Heptranchidae ; Echinorhinidae ; Rhinobatidae ;
Torpedinidae ; Dasyatidae ; Myliobatidae ; Squatinidae ; Chimaeridae ; Anguillidae ;
Xenocongridae ; Muraenidae ; Nettastomatidae ; Congridae ; Dysommidae ; Nemichthyidae ;
Notacanthidae ; Engraulidae ; Argentinidae ; Sternoptychidae ; Stomiidae ; Alepocephalidae ;
Aulopidae ;
Synodontidae ;
Chlorophthalmidae ;
Evermannellidae ;
Lophiidae ;
Merlucciidae ; Carapidae ; Belonidae ; Atherinidae ; Trichichthyidae ; Zeidae ; Caproidae ;
Macroramphosidae ;
Dactylopteridae ;
Apogonidae ;
Pomatomidae ;
Mullidae ;
Pomacentridae ; Cepolidae ; Sphyraenidae ; Uranoscopidae ; Gempylidae ; Xiphiidae ;
Nomeidae ; Stromateidae ; Tetragonuridae ; Citharidae ; Cynoglossidae ; Balistidae).
En revanche, les Alopiidae, les Lamnidae, les Carcharhinidae, les Sphyrnidae, les
Ophichthyidae, les Gonostomatidae, les Paralepididae, les Myctophidae, les Gobiesocidae, les
Moridae, les Ophidiidae, les Exocoetidae, les Trachipteridae, les Syngnathidae, les
Echeneididae, les Carangidae, les Pomadasyidae, les Tripterygiidae, les Callionymidae, les
Gobiidae, les Trichiuridae, les Centrolophidae, les Scophthalmidae et les Molidae sont encore
mal inventoriés.
Une comparaison de la diversité ichtyologique, des différentes zones d’étude du secteur
oriental de la côte algérienne, montre que le golfe de Béjaïa présente la plus forte diversité
ichtyologique des fonds chalutables (157 espèces), il est suivi par le golfe de Annaba (156
espèces), le golfe de Skikda (152 espèces), la baie de Jijel (125 espèces) et la région d’El Kala
(114 espèces). L’écart numérique, entre d’une part les golfes de Annaba et de Skikda et
d’autre part la baie de Jijel et la région d’El Kala, s’explique par l’importance des superficies
des golfes de Annaba et de Skikda par rapport aux superficies de la baie de Jijel et la région
d’El Kala, ainsi que sur l’effort d’échantillonnage réalisé. La diversité ichtyologique des
zones d’étude est proportionnelle à leur superficie, au nombre de traits de chalutage réalisés et
aux limites bathymétriques atteintes (tableau 3.4.).
Tableau 3.4. : Comparaison entre la superficie totale des zones d’étude et la richesse
spécifique des peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte
algérienne.
Zones d’étude
Richesse ichtyologique Superficie totale
Nombre de traits / limites
bathymétriques
Région d’El Kala
114 espèces
1484 km²
39 traits / 36 à 630 mètres
Golfe de Annaba
156 espèces
2337 km²
71 traits / 28 à 795 mètres
Golfe de Skikda
152 espèces
2138 km²
59 traits / 24 à 779 mètres
Baie de Jijel
125 espèces
1323 km²
35 traits / 18 à 420 mètres
Golfe de Béjaïa
157 espèces
1669 km²
24 traits / 16 à 430 mètres
Par contre, la forte diversité ichtyologique du golfe de Béjaïa s’explique par la variété des
fonds sous-marins du golfe de Béjaïa (PNT/ISMAL, 2003 ; PNG/ISMAL, 2004), où il
présente un relief complexe et des conditions hydrologiques variées. D’une part, la zone
côtière présente une géomorphologie variée (des plages ; des criques ; des falaises ; des
grottes ; des îles ; des îlots) et d’autre part, la zone profonde comporte plusieurs bassins et
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Contribution à la connaissance de la biodiversité des fonds chalutables de la côte algérienne - 95/280

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