Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
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et indice de régularité de Pielou) ; toutefois, lorsque les indices sont mis en relation avec la
stratégie démographique des espèces, un changement dans la dynamique des peuplements
ichtyologiques est mis en évidence.
3.2.2. Densités et biomasses
Les estimations des densités et des biomasses, des poissons des fonds chalutables du secteur
oriental, indiquent de fortes fluctuations avec respectivement des valeurs comprises (tableaux
3.89. et 3.90.) de 2.591 à 4.833,5 ind./km² (3.696,14±829,50 ind./km²) et de 270,22 à 509,35
kg/km² (386,08±62,21 kg/km²).
Tableau 3.89.: Densités moyennes (ind./km²) obtenues lors des différentes campagnes de
pêche réalisées sur les fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne.
Zones
d’étude
ISTPM (1982)
Djabali & Refes
(1990)
Massuti et al.
(2003)
Massuti et al.
(2004 a.)
Présente étude
Région
d’El Kala
89.753,30
5.846,00
15.539,40
27.386,30
3.440,13
Golfe de
Annaba
33.784,50
5.301,90
7.020,38
7.216,00
4.416,86
Golfe de
Skikda
14.218,07
-
7.562,17
10.147,00
2.591,00
Baie de
Jijel
2.227,62
-
-
44.367,00
3.641,48
Golfe de
Béjaïa
7.141,20
-
-
29.719,00
4.833,50
Secteur
oriental
35.697,41±25.847,80 5.392,58±784,77 9.433,30±3.887,00 15.720±7.676,73 3.696,14±829,50
Tableau 3.90.: Biomasses moyennes (kg/km²) obtenues lors des différentes campagnes de
pêche réalisées sur les fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne.
Zones d’étude
ISTPM (1982)
Djabali & Refes
(1990)
Massuti et al.
(2003)
Massuti et al.
(2004 a.)
Présente étude
Région d’El Kala
1.708,62
2.064,07
1.264,66
637,97
509,35
Golfe de Annaba
1.832,38
498,55
384,99
250,46
467,11
Golfe de Skikda
1.201,07
-
384,71
509,77
326,07
Baie de Jijel
240,32
-
-
1.064,89
270,22
Golfe de Béjaïa
1.146,46
-
-
643,85
466,22
Secteur oriental
1.323,65±292,70 759,47±353,17
616,39±241,49
491,06±150,47
386,08±62,21
Les causes à ces fluctuations d’abondance sont nombreuses et souvent complexes à analyser.
On peut cependant distinguer schématiquement trois grands types de variabilité (Fontana,
1979) :
- variabilité à court terme (heure, jour) : il s’agit essentiellement des variations
nycthémérales, les individus effectuant à certains heures du jour ou de la nuit des
migrations verticales ;
- variabilité à moyen terme (mois, saison) : des phénomènes hydrologiques saisonniers
induisent des changements de comportement (migration) des individus, en rapport
bien souvent avec leur biologie (nutrition, reproduction) ;
- variabilité à long terme (année) : elle correspond à des variations de recrutement qui
peuvent être indépendantes de la biomasse du stock reproducteur.
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