Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
161
Allain (1999) explique que ce phénomène est lié aux compétitions spatio-trophiques, aux taux
de prédation et aux taux de croissance des différentes populations ichtyologiques, qui entraîne
un maximum de richesse spécifique à une profondeur donnée, permettant aux peuplements
ichtyologiques des différents étages bathymétriques d’atteindre un équilibre ou non.
Jinao & Yanhong (1989) mettent en évidence une évolution chaotique de la richesse
spécifique de la côte à 1000 mètres de profondeur à l’est de la Mer de Chine avec une
tendance à l’augmentation maximale de la richesse spécifique au pied du talus.
Uiblein et al. (1996), dans les îles Canaries entre 70 et 1.100 mètres indiquent une diminution
du nombre d’espèces avec la profondeur. Koslow et al. (1997), sur la côte occidentale
australienne, montrent une diminution graduelle de la richesse spécifique avec la profondeur
avec une légère augmentation entre 600 et 800 mètres, puis une diminution rapide jusqu’à
1.200 mètres de profondeur.
Massuti & Reñones (2005), sur les fonds des îles Baléares, montrent une évolution
sinusoïdale de la richesse spécifique de la côte vers le large avec une valeur maximale
moyenne à 537 mètres ; par contre, Moranta et al. (1998), sur le talus des îles Baléares
déterminent une baisse linéaire de la richesse spécifique. Sousa et al. (2006), le long de la côte
portugaise, indiquent sur la base de 11 années d’étude (1989 à 1999) que la richesse
spécifique diminue légèrement avec la profondeur, de la côte vers 200 à 300 mètres, puis
augmente régulièrement le long de la pente continentale. Selon Hall-Spencer & Moore
(2000), une forte richesse spécifique des peuplements est caractérisée par une forte sensibilité
des peuplements à des impacts anthropiques. Massuti & Reñones (2005) expliquent que cette
forte richesse spécifique des peuplements ichtyologiques est étroitement liée à une très forte
richesse spécifique des peuplements benthiques, qui est liée à des écosystèmes complexes
comme les fonds à maërl ou à Posidonie.
Dans notre cas, la perte d’espèces engendrée, par le chalutage des fonds du secteur oriental de
la côte algérienne, n’a pas été constaté mais des baisses de la fréquence de plusieurs
Chondrichtyens ont été relevées. Cela conduit inévitablement à se poser la question de la
résilience de l’écosystème à moyen et à long terme face aux forçages imposés par les actions
anthropiques (pêche ; rejets des polluants métalliques et organiques) et climatiques.
De 1982 à 2006, les valeurs moyennes de l’indice de diversité de Shannon – Weaver sur les
abondances numériques et pondérales évoluent de 2,198±0,150 à 3,846±0,128 (tableaux 3.83.
et 3.84.).
Tableau 3.83.: Valeurs moyennes de l’indice de diversité de Shannon-Weaver sur l’abondance
numérique obtenues lors des différentes campagnes de pêche.
Zones d’étude
ISTPM (1982)
Djabali & Refes
(1990)
Massuti et al.
(2003)
Massuti et al.
(2004 a.)
Présente étude
Région d’El Kala
2,088
3,968
2,673
2,436
3,396
Golfe de Annaba
2,181
3,258
2,587
2,808
3,253
Golfe de Skikda
2,336
-
2,526
2,757
3,604
Baie de Jijel
2,450
-
-
2,256
3,394
Golfe de Béjaïa
1,920
-
-
2,275
2,849
Secteur oriental
2,198±0,150 3,376±0,280 2,590±0,254 2,654±0,135 3,340±0,119
Wahid REFES
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Allain (1999) explique que ce phénomène est lié aux compétitions spatio-trophiques, aux taux
de prédation et aux taux de croissance des différentes populations ichtyologiques, qui entraîne
un maximum de richesse spécifique à une profondeur donnée, permettant aux peuplements
ichtyologiques des différents étages bathymétriques d’atteindre un équilibre ou non.
Jinao & Yanhong (1989) mettent en évidence une évolution chaotique de la richesse
spécifique de la côte à 1000 mètres de profondeur à l’est de la Mer de Chine avec une
tendance à l’augmentation maximale de la richesse spécifique au pied du talus.
Uiblein et al. (1996), dans les îles Canaries entre 70 et 1.100 mètres indiquent une diminution
du nombre d’espèces avec la profondeur. Koslow et al. (1997), sur la côte occidentale
australienne, montrent une diminution graduelle de la richesse spécifique avec la profondeur
avec une légère augmentation entre 600 et 800 mètres, puis une diminution rapide jusqu’à
1.200 mètres de profondeur.
Massuti & Reñones (2005), sur les fonds des îles Baléares, montrent une évolution
sinusoïdale de la richesse spécifique de la côte vers le large avec une valeur maximale
moyenne à 537 mètres ; par contre, Moranta et al. (1998), sur le talus des îles Baléares
déterminent une baisse linéaire de la richesse spécifique. Sousa et al. (2006), le long de la côte
portugaise, indiquent sur la base de 11 années d’étude (1989 à 1999) que la richesse
spécifique diminue légèrement avec la profondeur, de la côte vers 200 à 300 mètres, puis
augmente régulièrement le long de la pente continentale. Selon Hall-Spencer & Moore
(2000), une forte richesse spécifique des peuplements est caractérisée par une forte sensibilité
des peuplements à des impacts anthropiques. Massuti & Reñones (2005) expliquent que cette
forte richesse spécifique des peuplements ichtyologiques est étroitement liée à une très forte
richesse spécifique des peuplements benthiques, qui est liée à des écosystèmes complexes
comme les fonds à maërl ou à Posidonie.
Dans notre cas, la perte d’espèces engendrée, par le chalutage des fonds du secteur oriental de
la côte algérienne, n’a pas été constaté mais des baisses de la fréquence de plusieurs
Chondrichtyens ont été relevées. Cela conduit inévitablement à se poser la question de la
résilience de l’écosystème à moyen et à long terme face aux forçages imposés par les actions
anthropiques (pêche ; rejets des polluants métalliques et organiques) et climatiques.
De 1982 à 2006, les valeurs moyennes de l’indice de diversité de Shannon – Weaver sur les
abondances numériques et pondérales évoluent de 2,198±0,150 à 3,846±0,128 (tableaux 3.83.
et 3.84.).
Tableau 3.83.: Valeurs moyennes de l’indice de diversité de Shannon-Weaver sur l’abondance
numérique obtenues lors des différentes campagnes de pêche.
Zones d’étude
ISTPM (1982)
Djabali & Refes
(1990)
Massuti et al.
(2003)
Massuti et al.
(2004 a.)
Présente étude
Région d’El Kala
2,088
3,968
2,673
2,436
3,396
Golfe de Annaba
2,181
3,258
2,587
2,808
3,253
Golfe de Skikda
2,336
-
2,526
2,757
3,604
Baie de Jijel
2,450
-
-
2,256
3,394
Golfe de Béjaïa
1,920
-
-
2,275
2,849
Secteur oriental
2,198±0,150 3,376±0,280 2,590±0,254 2,654±0,135 3,340±0,119
