Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
160
On distingue clairement à gauche du graphe les données des campagnes de pêche
expérimentales (ISTPM, 1982 ; Djabali & Refes, 1990 ; Massuti et al., 2003 et 2004 a.) et à
droite du graphe les données des campagnes de pêche professionnelles (présente étude).
Les variations de la richesse spécifique peuvent présenter un lien statistique étroit entre la
latitude, la longitude, la profondeur, les saisons et/ou le temps de pêche (Sousa et al., 2006).
Horn & Allen (1978) et Macpherson & Duarte (1994) analysent la richesse spécifique à
l’échelle des mers et des océans en montrant l’effet de la latitude sur la distribution spatiale de
la richesse spécifique.
McClatchie et al. (1997) mettent en évidence sur une échelle spatiale plus fine l’effet de la
profondeur sur la richesse spécifique. Merrett (1987), pour les peuplements de poissons
profonds de l’Atlantique nord-est (entre 4.000 et 5.440 mètres), met en évidence un gradient
latitudinal de la richesse spécifique, qui est lié probablement au réchauffement climatique.
Leathwick et al. (2006) indiquent, sur la base de modèles statistiques appliqués à des
campagnes de pêche, un lien étroit entre la richesse spécifique des poissons démersaux et la
température résiduelle, la température moyenne de surface, la salinité résiduelle, la
chlorophylle et les courants de marée.
Willig et al. (2003) expliquent que la variabilité latitudinale de la richesse spécifique est en
relation avec les conditions environnementales régionales (morphologie des fonds sousmarins – caractéristiques des substrats – particularités hydrologiques et océanographiques –
production primaire – disponibilités alimentaires), ils notent que d’autres facteurs peuvent
interférer sur la richesse spécifique comme l’adaptation à la profondeur, où les espèces
doivent s’adapter à de fortes pressions hydrostatiques, ainsi qu’à des températures et des
teneurs en oxygène dissous basses. Ils émettent l’hypothèse que de fortes richesses
spécifiques des poissons et invertébrés benthiques sont liées à une grande production
biologique alimentant la chaîne trophique benthique. Macpherson (2002), sur la base de
données sur les poissons et les invertébrés de l’Atlantique oriental et occidental, ne confirme
pas cette hypothèse et il statue sur une corrélation négative entre la richesse spécifique et la
production océanique.
L’analyse de l’évolution de la richesse spécifique, selon un profil côte – large sur les fonds
chalutables du secteur oriental de la côte algérienne, indique une diminution linéaire,
parabolique ou hyperbolique de la richesse spécifique avec des maximums de diversité à des
profondeurs intermédiaires (tableau 3.82.).
Tableau 3.82.: Richesses spécifiques moyennes par étage bathymétrique obtenues lors des
différentes campagnes de pêche réalisées sur les fonds chalutables du secteur oriental de la
côte algérienne.
Etages
(mètres)
ISTPM
(1982)
Djabali &
Refes (1990)
Massuti et al.
(2003)
Massuti et al.
(2004 a.)
Présente
étude
0-50
17,26±2,66
22,5±2,94
-
-
32,36±5,37
50-100
19,33±1,77
19,2±3,12
-
20,80±2,04
37,65±5,30
100-200
20,77±3,68
20,6±6,06
-
19,00±4,02
34,75±3,17
200-500
20,07±2,53
-
21,27±1,67
23,40±2,90
30,30±3,97
500-800
13,67±1,94
-
20,75±3,45
19,57±2,13
21,78±3,86
Moyennes
18,92±1,07
20,33±2,75
21,05±1,69
20,90±1,42
32,40±2,46
Wahid REFES
160
On distingue clairement à gauche du graphe les données des campagnes de pêche
expérimentales (ISTPM, 1982 ; Djabali & Refes, 1990 ; Massuti et al., 2003 et 2004 a.) et à
droite du graphe les données des campagnes de pêche professionnelles (présente étude).
Les variations de la richesse spécifique peuvent présenter un lien statistique étroit entre la
latitude, la longitude, la profondeur, les saisons et/ou le temps de pêche (Sousa et al., 2006).
Horn & Allen (1978) et Macpherson & Duarte (1994) analysent la richesse spécifique à
l’échelle des mers et des océans en montrant l’effet de la latitude sur la distribution spatiale de
la richesse spécifique.
McClatchie et al. (1997) mettent en évidence sur une échelle spatiale plus fine l’effet de la
profondeur sur la richesse spécifique. Merrett (1987), pour les peuplements de poissons
profonds de l’Atlantique nord-est (entre 4.000 et 5.440 mètres), met en évidence un gradient
latitudinal de la richesse spécifique, qui est lié probablement au réchauffement climatique.
Leathwick et al. (2006) indiquent, sur la base de modèles statistiques appliqués à des
campagnes de pêche, un lien étroit entre la richesse spécifique des poissons démersaux et la
température résiduelle, la température moyenne de surface, la salinité résiduelle, la
chlorophylle et les courants de marée.
Willig et al. (2003) expliquent que la variabilité latitudinale de la richesse spécifique est en
relation avec les conditions environnementales régionales (morphologie des fonds sousmarins – caractéristiques des substrats – particularités hydrologiques et océanographiques –
production primaire – disponibilités alimentaires), ils notent que d’autres facteurs peuvent
interférer sur la richesse spécifique comme l’adaptation à la profondeur, où les espèces
doivent s’adapter à de fortes pressions hydrostatiques, ainsi qu’à des températures et des
teneurs en oxygène dissous basses. Ils émettent l’hypothèse que de fortes richesses
spécifiques des poissons et invertébrés benthiques sont liées à une grande production
biologique alimentant la chaîne trophique benthique. Macpherson (2002), sur la base de
données sur les poissons et les invertébrés de l’Atlantique oriental et occidental, ne confirme
pas cette hypothèse et il statue sur une corrélation négative entre la richesse spécifique et la
production océanique.
L’analyse de l’évolution de la richesse spécifique, selon un profil côte – large sur les fonds
chalutables du secteur oriental de la côte algérienne, indique une diminution linéaire,
parabolique ou hyperbolique de la richesse spécifique avec des maximums de diversité à des
profondeurs intermédiaires (tableau 3.82.).
Tableau 3.82.: Richesses spécifiques moyennes par étage bathymétrique obtenues lors des
différentes campagnes de pêche réalisées sur les fonds chalutables du secteur oriental de la
côte algérienne.
Etages
(mètres)
ISTPM
(1982)
Djabali &
Refes (1990)
Massuti et al.
(2003)
Massuti et al.
(2004 a.)
Présente
étude
0-50
17,26±2,66
22,5±2,94
-
-
32,36±5,37
50-100
19,33±1,77
19,2±3,12
-
20,80±2,04
37,65±5,30
100-200
20,77±3,68
20,6±6,06
-
19,00±4,02
34,75±3,17
200-500
20,07±2,53
-
21,27±1,67
23,40±2,90
30,30±3,97
500-800
13,67±1,94
-
20,75±3,45
19,57±2,13
21,78±3,86
Moyennes
18,92±1,07
20,33±2,75
21,05±1,69
20,90±1,42
32,40±2,46
