Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
82
Bertin & Arambourg (1958) ont, déjà, attiré l’attention sur les changements climatiques et sur
leurs conséquences dans la distribution de la faune marine, où ils signalaient que « dans le
golfe de Gascogne et jusque dans la Mer du Nord sont apparues des espèces qui ne
dépassaient pas les côtes ibériques ou la Méditerranée » et que « ces émigrations auront la
durée de la phase chaude du cycle climatique que nous traversons à l’époque actuel ». Ils
constatent que « chaque espèce a son habitat plus ou moins lié à des exigences thermiques :
exigences plus ou moins strictes suivant qu’il s’agit d’une espèce sténotherme ou d’une
espèce eurytherme, où même les poissons abyssaux obéissent dans leur distributions aux
conditions de température ».
Bruslé & Quignard (2004) constatent, également, un élargissement progressif de l’aire de
répartition vers le nord et vers l’ouest de la Méditerranée des espèces thermophiles. Ce
phénomène s’accompagne d’une raréfaction des espèces d’origine sub-boréale ou boréale
considérées comme des « relictes glaciaires » en Méditerranée (Quignard & Raibaut, 1993).
Wahid REFES
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Bertin & Arambourg (1958) ont, déjà, attiré l’attention sur les changements climatiques et sur
leurs conséquences dans la distribution de la faune marine, où ils signalaient que « dans le
golfe de Gascogne et jusque dans la Mer du Nord sont apparues des espèces qui ne
dépassaient pas les côtes ibériques ou la Méditerranée » et que « ces émigrations auront la
durée de la phase chaude du cycle climatique que nous traversons à l’époque actuel ». Ils
constatent que « chaque espèce a son habitat plus ou moins lié à des exigences thermiques :
exigences plus ou moins strictes suivant qu’il s’agit d’une espèce sténotherme ou d’une
espèce eurytherme, où même les poissons abyssaux obéissent dans leur distributions aux
conditions de température ».
Bruslé & Quignard (2004) constatent, également, un élargissement progressif de l’aire de
répartition vers le nord et vers l’ouest de la Méditerranée des espèces thermophiles. Ce
phénomène s’accompagne d’une raréfaction des espèces d’origine sub-boréale ou boréale
considérées comme des « relictes glaciaires » en Méditerranée (Quignard & Raibaut, 1993).
