Chapitre I : Généralités
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La biodégradation des hydrocarbures se fait dans des milieux aérobies et anaérobies
grâce à des microorganismes (bactéries et /ou des champignons) qui puisent leur alimentation
dans le pétrole (Berné ,1982 in Fattal 2008).
On distingue plusieurs facteurs qui participent à la biodégradation lente dans la colonne
d’eau et au fond :
 La température de l’air et de l’eau : la biodégradation et proportionnelle à ce
paramètre.
 La surface de nappe exposée : plus la nappe est étalée et /ou dispersée plus la
dégradation est facile.
 Le type de microorganismes : en fait toute la micro biocénose participe à la
dégradation. L’activité bactérienne est favorisée d’une part par la présence de MES
sur lesquelles se fixent des microorganismes (Owens, 1994 in Fattal, 2008) et d’autre
part par la présence d’éléments nutritifs (nitrate et phosphate) dans un milieu
oxygéné. (Chalansonner et Joyeux ,2005 in Fattal, 2008).
 La nature d’hydrocarbure : la composition des hydrocarbures est importante car elle
conditionne une vitesse de biodégradabilité. On admet aujourd’hui que presque tous
les constituants des pétroles sont biodégradables, mais la vitesse de dégradation est
très variable est peu commune dans les conditions naturelles (Lacaze ,1980) cette
vitesse décroît ainsi :
n-alcane> Iso-alcane> Cyclo-alcane> Aromatiques
Figure I.2 : Processus physico-chimiques et biologiques intervenant dans l’évolution d’une
nappe de pétrole en milieu marin (Bertrand et Mille, 1989).
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