Généralités
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mais également, de manière directe ou indirecte, sur l’ensemble des organismes vivants, et en
conséquence d’engendrer des réponses biologiques à tous les niveaux de l’organisation
biologique (cellule, individu, population).
Les effets sont très variables et connus lors de la mise sur le marché des médicaments mais les
doses rencontrées et les effets des mélanges sont particulièrement difficiles à évaluer qu’ils
soient directs ou indirects via notamment la chaîne alimentaire (Carina et al., 2006).
En général, la littérature montre que la plupart des médicaments, dès lors détection, sont dans la
gamme du ng.l
-1
ou µg.l
-1
. Cette gamme de concentration n’induit pas des risques écologiques,
mais à long terme ces faibles concentrations vont s’accumuler et se combiner à d’autres résidus
induisant des additifs ou des effets synergétiques. Dans ce sens, il y a un nombre croissant de
demande d'information sur la toxicité potentielle des résidus de médicaments. Cependant, il y a
un manque de données concernant leurs effets sur les organismes terrestres et aquatiques.
Selon la directive 93/67/CEE de l’Union Européenne, les données de toxicité sont interprétées en
fonction des classes de substance par la mesure de la concentration effective (valeur LC 50 :
limite de concentration ou CE 50 : induisant des effets sur 50% d’une population d’une espèce)
dans un régime avec des classes de différents risques. Une CE 50 <1 mg.l
-1
entraînerait la
classification "très toxique pour les organismes aquatiques "; de 1 à 10 mg.l
-1
"toxiques" et de 10
à 100 mg.l
-1
"nocif pour les organismes aquatiques". Les substances ayant une CE 50 > 100 mg.l
-1
ne seront pas classées (Hernando et al., 2006).
A des teneurs plus faibles que celles occasionnant des toxicités létales, divers médicaments
peuvent aussi altérer le comportement ou la productivité biologique des organismes exposés. La
sublétalité est décrite par la concentration minimale avec effet observé (CMEO), la concentration
inhibitrice sur 50 % des individus testés (CI 50 ) et les concentrations avec effets sur 50 ou 100 %
des individus testés (CE 50,100 ) (Coillie, 2005).
IV.2. Risque écotoxicologique
L’estimation du risque écotoxicologique que représente une substance tient compte des dangers
écotoxiques ainsi que de la fréquence et du niveau d’exposition des biotes et des organismes à
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Mise au point et optimisation d\'une méthode d\'analyse de l\'ibuprofène présent dans l\'eau - 20/65

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