Chapitre II : Matériel et Méthodes
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L’intensité de la fluorescence est proportionnelle à la concentration de l’échantillon.
Cette technique s’applique en particulier aux molécules possédant des liaisons doubles
conjuguées tels que les hydrocarbures aromatiques et polyaromatiques.
La spectrofluorimétrie est une technique d’analyse appliquée et préconisée par le C.O.
I pour la surveillance de la pollution des hydrocarbures en mer. Elle a été adoptée du fait de sa
sensibilité, sa rapidité, sa globalité au niveau des hydrocarbures polyaromatiques. Elle ne
permet pas le dosage des hydrocarbures totaux au sens strict dans l’échantillon d’eau de mer.
Les teneurs mesurées ne représentent pas réellement les concentrations absolues
d’hydrocarbures, mais la réponse de fluorescence fournit un excellent indice de pollution
pétrolière, du fait de très faibles teneurs des hydrocarbures aromatiques biogènes dans le
milieu marin. La limite de détection de cette méthode est de l’ordre de 0.1 μg/1 pour l’eau de
mer. (Marchand, 1983).
Selon la C.O. I (1982), la détection limite doit être inférieure 0,1 μg/1 de chrysène.
Lorsque cette limite est franchie, l’environnement n’est plus adéquat aux analyses.
La méthode adoptée pour l’analyse des hydrocarbures polyaromatiques est la
spectrofluorimétrie ultra-violet (SFUV), sensible essentiellement aux hydrocarbures
aromatiques. Elle est préconisée par le (C.O. I, 1982,1984) et (Marchand, 1983).
a) Principe de la spectrofluorimétrie ultra-violet (SFUV)
Cette méthode permet de mesurer la fluorescence émise par des molécules soumises à
des rayonnements ultra-violets. Elle est très utilisée par le dosage direct des substances
comportant un noyau aromatique ou un hétérocycle (Audigie et al, 1983).
Une réponse de fluorescence représente ainsi un bon indice de pollution pétrolière du
fait que les hydrocarbures aromatiques biogènes sont très faiblement représentés dans le
milieu marin (Bodennec et al, 1983).
b) Appareillage
Les hydrocarbures polyaromatiques sont analysés avec un spectrofluorimétrie, équipé
d'une lampe à xénon avec des fentes de
à
et un balayage allant de 220 à 830
nm (Figure 2.6). L'appareil contient des cellules en quartz de 1 centimètre de trajet optique,
polies sur les quatre faces. Un volume minimal de
d'échantillon est suffisant à l'analyse.
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