Chapitre IV : Résultats et interprétations
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En effet, d’après Chiffoleau (1994), le chrome provenant de rejets directs est très rapidement
piégé par les sédiments au voisinage des sources.
En ce qui concerne la forte teneur en chrome de la station 8 située un peu plus loin vers le large,
elle pourrait provenir en partie de l’érosion de roches relativement riches en chrome par exemple
les serpentines qui pourraient être présentes dans les massifs plus ou moins lointains. Des rejets
atmosphériques des zones industrielles de l’algérois et des aérosols terrigènes d’origine naturelle
représentent peut être une autre source du chrome. Cet élément peut être adsorbé ou ingéré par
les organismes vivants. En effet, Kastner (1981) in Chiffoleau (1994) a trouvé des concentrations
de l’ordre de 8mg/kg dans des tests siliceux de diatomées.
Figure 26: carte de la répartition des teneurs en Chrome dans les sédiments superficiels.
1-2-3-2 La répartition du Nickel:
La répartition spatiale des teneurs du Nickel dans les sédiments superficiels (figure 27) suit un
gradient décroissant de la côte vers le large, avec des teneurs importantes dans les stations
côtières (S1, S2, et S3) qui diminuent en allant vers les stations situés le plus loin vers le large
(S5, S6, S9 et S10). En effet, cette répartition pourrait être contrôlée par la contribution des
apports anthropiques qui arrivent en premier lieu aux fonds des stations côtières via l’oued
Mazafran et les autres émissaires d’eaux usées, avant de continuer vers les stations du large. En
plus, la nature de la matière organique déposée dans les fonds des stations du large (S9 et S10)
qui parait en état précoce d’évolution, ne contribuent pas à l’enrichissement des sédiments de ces
stations en nickel.
Par ailleurs, comme c’était dans le cas du chrome, l’exception se trouve au niveau de la station
S8 qui montre des teneurs similaires à celles des stations côtières, la cause peut être similaire à
celle du chrome par un événement isolé dans le temps et dans l’espace et/ou un transport par les
courants du fond du matériel présent au niveau de la couche néphéloide du fond des stations
côtières vers la station S8 qui reste à vérifier.
Toutefois, malgré la proximité des sources de pollution, les teneurs en nickel de ces stations ne
sont pas excessives. Une remise en suspension du nickel par brassage du sédiment superficiel en
ces zones peu profondes en serait une cause probable.. En outre, l’éventualité d’une exportation
de cet élément par les courants de surface vers d’autres stations n’est pas à exclure.
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