I.3. Conséquences hydrologiques
Les tourbillons cycloniques dégénèrent après quelques semaines de leurs générations au fur et à mesure
de leurs progressions vers l’est (Millot & al., 1990). Leurs parties centrales (dômes) sont fortement
productives; les concentrations maximales de la Chlorophylle a (de 4 à 8 mg.m
-3 ) se situent entre 70 m et
80 m de profondeur (Riandey & al., 2005). Plus de 110 mg.m
-3 de Chlorophylle a ont été cumulées entre 0
et 100 m (Taupier-Letage & al., 2003) (Fig. 2).
Figure 2. Concentrations de la Chlorophylle a (mg.m
-3 ) et distribution des isopycnes (traits noirs continus)
sur les structures tourbillonnaires (TC = Tourbillon Cyclonique; TA = Tourbillon Anticyclonique)
(Taupier-Letage & al., 2003)
Au contraire, les tourbillons anticycloniques sont oligotrophes; la nutricline est située au-dessous de la
zone euphotique (Ruiz & al., 2002) et, par conséquent, de faibles maxima de Chlorophylle a (autour de
0.8 mg.m
-3 ) ont été localisés à 100 mètres d’immersion (Riandey & al., 2005) (Fig. 2). Les valeurs
intégrées sur la colonne d’eau (0 à 200 m) ne dépassent pas 100 mg.m
-3 (Taupier-Letage, 1988; TaupierLetage & al., 2003).
Au large, où l’influence tourbillonnaire est quasi-inexistante, les observations satellitaires issues de
SeaWifs ont enregistré une sévère oligotrophie. En surface, malgré une grande variabilité saisonnière (70
%), les biomasses chlorophylliennes sont souvent inférieures à 0.5 mg.m
-3 (Bricaud & al., 2002; Bosc &
al., 2004).
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Contribution à l\'étude des peuplements macrozooplanctoniques de la côte Algérienne (secteur occidental et central) entre 1° W et 3° E - 9/58

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