équitablement (E > 0.5). Par conséquent, les allures de leurs Diagrammes Rangs Fréquences sont fortement
convexes. Elles décrivent un écosystème mature (Margalef, 1969; Frontier, 1985; Pinca &Dallot, 1997).
Celui-ci a été déjà décrit par Seridji & Hafferssas (2000) le long des côtes algériennes, de part et d’autre du
front entre 1°E et 4°E, au sein des systèmes oligotrophes côtier et du large. En Mer Alboran, des
communautés au stade 2 de la succession écologique ont été signalées au centre d’un tourbillon
anticyclonique où la biomasse algale est faible (< 0.05 mg.m
-3 ) (Dallot & al., 1988; Pinca &Dallot, 1997).
Plus à l’est, au large des côtes tunisiennes et particulièrement au sein des régions oligotrophes, Daly Yahia &
al. (2004) ont prélevé une faune très diversifiée (H’>2.5 bits.ind
-1 ). Dans l’océan mondial, d’autres études
ont corrélé les états de successions écologiques des communautés avec les différents niveaux de la
production chlorophyllienne (Gueredrat, 1971; Timonin, 1971; Tokeshi, 1993).
IV.4. Rôle des espèces dans les flux ascendants (bottom – up) et descendants (top – down) de la matière
organique
D’un point de vue fonctionnel, le zooplancton joue un rôle de première importance dans les écosystèmes
marins: il est responsable des flux de matières dans les réseaux trophiques (Levinsen & Nielsen, 2002;
Anderson & Lucas, 2008); exerce un contrôle de type top-down sur les producteurs primaires (Banse, 1995),
et participe activement à la reminéralisation de la matière organique (Ducklow & al., 2000).
Parfois la concentration des filtreurs telles Doliolum mulleri, Thalia democratica, Fritillaria megachile,
Oikopleura albicans, O. dioica et Stegosoma magnum peut être liée à la raréfaction des prédateurs; cas des
secteurs central (St. 2.3) et occidental (St. 1.3). Pour le modèle de Lotka – Volterra la réduction de la
pression de prédation serait favorable à la régénération des stocks des proies. Cette caractéristique, mise en
évidence par les quadrants III et IV du modèle de Lotka Volterra (cf. Figs. 18, 19 et 20) impliquerait
plusieurs stratégies de reproduction (Turner, 2004). Elles permettent toutes de compenser les pertes
d’individus au sein de la faune dues à la prédation. Pour ce faire, certaines espèces réduisent la période de
leurs cycles de développement de plusieurs jours (Uye, 1991). Au contraire, une partie des populations a une
longue longévité afin de maximiser leurs périodes de pontes (Turner, 2004). D’autres développent deux à
trois pontes durant leurs cycles de vie (Uye & Shibuno 1992).
La régulation de type top – down qu’exercent les proies sur les prédateurs expliquerait les faibles présences,
sur certaines stations des populations prédatrices telles la présence de Bassia bassenssis, Bougainvillea
ramosa, Clytia noliformis et Diphyes dispar.
Ainsi, au niveau des secteurs occidental, central et oriental de la côte algérienne, il serait intéressant
d’identifier d’autres facteurs qui autorisent la persistance et l’accroissement des effectifs de ces espèces sur
ces régions. Afin de suivre le devenir de cette abondance au sein de la chaîne trophique pélagique, la
modélisation des interactions avec d’autres groupes zoologiques s’avèrerait indispensable. Néanmoins, selon
Hafferssas (2010), la composante macrozooplanctonique exerce une forte pression sur les populations de
copépodes en exploitant une partie de cette production.
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convexes. Elles décrivent un écosystème mature (Margalef, 1969; Frontier, 1985; Pinca &Dallot, 1997).
Celui-ci a été déjà décrit par Seridji & Hafferssas (2000) le long des côtes algériennes, de part et d’autre du
front entre 1°E et 4°E, au sein des systèmes oligotrophes côtier et du large. En Mer Alboran, des
communautés au stade 2 de la succession écologique ont été signalées au centre d’un tourbillon
anticyclonique où la biomasse algale est faible (< 0.05 mg.m
-3 ) (Dallot & al., 1988; Pinca &Dallot, 1997).
Plus à l’est, au large des côtes tunisiennes et particulièrement au sein des régions oligotrophes, Daly Yahia &
al. (2004) ont prélevé une faune très diversifiée (H’>2.5 bits.ind
-1 ). Dans l’océan mondial, d’autres études
ont corrélé les états de successions écologiques des communautés avec les différents niveaux de la
production chlorophyllienne (Gueredrat, 1971; Timonin, 1971; Tokeshi, 1993).
IV.4. Rôle des espèces dans les flux ascendants (bottom – up) et descendants (top – down) de la matière
organique
D’un point de vue fonctionnel, le zooplancton joue un rôle de première importance dans les écosystèmes
marins: il est responsable des flux de matières dans les réseaux trophiques (Levinsen & Nielsen, 2002;
Anderson & Lucas, 2008); exerce un contrôle de type top-down sur les producteurs primaires (Banse, 1995),
et participe activement à la reminéralisation de la matière organique (Ducklow & al., 2000).
Parfois la concentration des filtreurs telles Doliolum mulleri, Thalia democratica, Fritillaria megachile,
Oikopleura albicans, O. dioica et Stegosoma magnum peut être liée à la raréfaction des prédateurs; cas des
secteurs central (St. 2.3) et occidental (St. 1.3). Pour le modèle de Lotka – Volterra la réduction de la
pression de prédation serait favorable à la régénération des stocks des proies. Cette caractéristique, mise en
évidence par les quadrants III et IV du modèle de Lotka Volterra (cf. Figs. 18, 19 et 20) impliquerait
plusieurs stratégies de reproduction (Turner, 2004). Elles permettent toutes de compenser les pertes
d’individus au sein de la faune dues à la prédation. Pour ce faire, certaines espèces réduisent la période de
leurs cycles de développement de plusieurs jours (Uye, 1991). Au contraire, une partie des populations a une
longue longévité afin de maximiser leurs périodes de pontes (Turner, 2004). D’autres développent deux à
trois pontes durant leurs cycles de vie (Uye & Shibuno 1992).
La régulation de type top – down qu’exercent les proies sur les prédateurs expliquerait les faibles présences,
sur certaines stations des populations prédatrices telles la présence de Bassia bassenssis, Bougainvillea
ramosa, Clytia noliformis et Diphyes dispar.
Ainsi, au niveau des secteurs occidental, central et oriental de la côte algérienne, il serait intéressant
d’identifier d’autres facteurs qui autorisent la persistance et l’accroissement des effectifs de ces espèces sur
ces régions. Afin de suivre le devenir de cette abondance au sein de la chaîne trophique pélagique, la
modélisation des interactions avec d’autres groupes zoologiques s’avèrerait indispensable. Néanmoins, selon
Hafferssas (2010), la composante macrozooplanctonique exerce une forte pression sur les populations de
copépodes en exploitant une partie de cette production.
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