IV.1. Biodiversité taxonomique
La faune macrozooplanctonique des côtes algériennes est composée de 37 taxons. Ceux-ci ont été déjà
collectés dans d’autres régions du bassin méditerranéen (Daly Yahia &al., 2004).
La faune macrozooplanctonique des eaux algériennes est composée principalement de trois phylums
(Tunicata, Cnidaria et Chaetognatha). Cette répartition est similaire à celle signalée par d’autres travaux
(Hafferssas, 2004).
IV.2.Affinités qualitatives et quantitatives
Une séparation qualitative a été opérée entre les peuplements des secteurs central et occidental. Celle-ci est
justifiée par leurs affinités vis à vis de ces zones géographiques. Il est évident que les différents écosystèmes
ne possèdent pas de peuplements identiques. En effet, d’un point de vue qualitatif, les populations de Lensia
multicristata, Sagitta inflata, Eudoxoides spiralis et Doliolum mulleri sont inféodées à la partie centrale de la
côte algérienne. Tandis que sa partie occidentale, est surtout liée à un ensemble de cinq espèces communes
(Olindias phosphorica, Lensia subtilis, Doliolum denticulatum, Abylopsis tetragona et Sulculeolaria biloba).
Ces caractéristiques se retrouvent également au niveau des abondances (Cf. Chapitre III.9.2).
L’examen de la composition faunistique, liée à la période estivale, montre que certaines populations, telles
Thalia democratica, Hypsorophus quadratus et Olindias phosphorica ont une affinité pour les stations
côtières. D’après Furnestin (1957), durant la saison froide (automne et hiver), T. democratica a une
répartition océanique mais au cours de l'été ce taxon se trouve en abondance dans la zone côtière.
IV.3. Caractère oligotrophe de la faune macrozooplanctoniques des côtes algériennes
Dans l’ensemble, comparativement à d’autres régions de l’océan mondial, les niveaux d’abondances de la
faune macrozooplanctonique demeurent faibles. Cette pauvreté quantitative est également confirmée par les
travaux de Riandey & al. (2005). La zone d’influence du front du bassin algérien semblerait réduite. Par
conséquent, sur les secteurs central et occidental de la côte algérienne, contrairement au front liguroprovençal (Mc Gehee & al., 2004), aucune incidence n’a été relevée.
Le caractère oligotrophe de la faune zooplanctonique des côtes algériennes est similaire à ceux prélevés en
mer Alboran (Gaudy &al. 2003), en mer des Baléares (Fernandez de Puelles & Mazzocchi, 2008), sur les
côtes Corses (Hecq & Goffart, 2008) et dans le golfe du Lion (Carlotti, 2008) en mer de Ligure et sur les
côtes égyptiennes (Zakaria &al., 2008). L’occurrence des espèces carnivores devenant très importante
(Margalef, 1969; Dallot & al., 1988; Seguin & al., 1993).
En outre, l’étude structurale des communautés rejoint celle de ce dernier auteur: les communautés ont une
diversité spécifique élevée (H’> 2 bits.ind
-1 ) où les abondances entre les espèces se répartissent
35
Précédent

Contribution à l\'étude des peuplements macrozooplanctoniques de la côte Algérienne (secteur occidental et central) entre 1° W et 3° E - 43/58

Suivant