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Les travaux de stabilisation peuvent cependant aller du plus simple (rechargements
directs sur les plages) au plus complexe (rechargements associés à des ouvrages (briselames. épis ... .).
L’alimentation artificielle pose avant tout un problème de coût. Il convient aussi de tenir
compte des dépenses récurrentes liées à des apports périodiques de sédiments qui s’avèrent
nécessaires pour compenser d’inévitables pertes sur des plages qui étaient en état
d’érosion. Au Pays-Bas où le chargement des plages relève aujourd’hui d’une pratique
systématique, on estime que le cout annuel moyen d’entretien d’un kilomètre de plage
rechargé équivaut à celui d’un kilomètre d’autoroute. Les coûts de ces interventions varient
selon les conditions locales et les méthodes utilisables.
Pour que des matériaux déposés dans un site subsistent sous forme de plage
artificielle, il faut rechercher une situation telle que les agents naturels aient moins de prise
sur les apports artificiels que sur les sédiments in situ. Cette remarque confirme le fait que
la plage peut atteindre une stabilité satisfaisante lorsque les matériaux d'apport sont plus
gros que les matériaux en place. Si le matériau d'apport est trop fin, il tendra à être dispersé
vers le large et la pente de la plage diminuera.
Pour optimiser la proportion des apports en sédiments qui resteront en place,
Krumbein (cité par Migniot – 1982), a proposé une formule basée sur la notion de
distribution granulométrique des matériaux locaux et extérieurs, que nous essayerons
d’appliquer pour traiter de la faisabilité du chargement artificiel de la plage du « El
Kaddous ».
Esquisse bathymétrique du site:
L’observation de la carte bathymétrique de 1994 (Adjout et al - 1994) indique des
fonds irréguliers et une profondeur relativement importante très proche du trait de côte.
L’Isobathe des 5 mètres est en moyenne située à peine à une cinquantaine de mètres du
rivage. Cette morphologie quasiment abrupte des fonds se précise encore plus nettement
vers le secteur Est. Des platiers rocheux affleurent à proximité même du rivage:
-un premier prés de la cote, situé au milieu de la zone et s'étend vers l'Ouest.
-un second éloigné de la cote, situé au Nord-est de premier.
-un autre éloigné de la cote, situé à l'Ouest de la zone.
Si on se réfère aux positionnements des échantillons de sédiments prélevés en mer
(Adjout et al - 1994), le reste de la plage sous marine est apparemment constitué de
faciès sableux.
La présence de ces types de fonds, l’irrégularité et le rapprochement des courbes
bathymétriques, ainsi que la dimension relativement grossière des sédiments observés au
niveau du site, sont des éléments révélateurs d’une zone à moyenne concentration
d’énergie.
Les travaux de stabilisation peuvent cependant aller du plus simple (rechargements
directs sur les plages) au plus complexe (rechargements associés à des ouvrages (briselames. épis ... .).
L’alimentation artificielle pose avant tout un problème de coût. Il convient aussi de tenir
compte des dépenses récurrentes liées à des apports périodiques de sédiments qui s’avèrent
nécessaires pour compenser d’inévitables pertes sur des plages qui étaient en état
d’érosion. Au Pays-Bas où le chargement des plages relève aujourd’hui d’une pratique
systématique, on estime que le cout annuel moyen d’entretien d’un kilomètre de plage
rechargé équivaut à celui d’un kilomètre d’autoroute. Les coûts de ces interventions varient
selon les conditions locales et les méthodes utilisables.
Pour que des matériaux déposés dans un site subsistent sous forme de plage
artificielle, il faut rechercher une situation telle que les agents naturels aient moins de prise
sur les apports artificiels que sur les sédiments in situ. Cette remarque confirme le fait que
la plage peut atteindre une stabilité satisfaisante lorsque les matériaux d'apport sont plus
gros que les matériaux en place. Si le matériau d'apport est trop fin, il tendra à être dispersé
vers le large et la pente de la plage diminuera.
Pour optimiser la proportion des apports en sédiments qui resteront en place,
Krumbein (cité par Migniot – 1982), a proposé une formule basée sur la notion de
distribution granulométrique des matériaux locaux et extérieurs, que nous essayerons
d’appliquer pour traiter de la faisabilité du chargement artificiel de la plage du « El
Kaddous ».
Esquisse bathymétrique du site:
L’observation de la carte bathymétrique de 1994 (Adjout et al - 1994) indique des
fonds irréguliers et une profondeur relativement importante très proche du trait de côte.
L’Isobathe des 5 mètres est en moyenne située à peine à une cinquantaine de mètres du
rivage. Cette morphologie quasiment abrupte des fonds se précise encore plus nettement
vers le secteur Est. Des platiers rocheux affleurent à proximité même du rivage:
-un premier prés de la cote, situé au milieu de la zone et s'étend vers l'Ouest.
-un second éloigné de la cote, situé au Nord-est de premier.
-un autre éloigné de la cote, situé à l'Ouest de la zone.
Si on se réfère aux positionnements des échantillons de sédiments prélevés en mer
(Adjout et al - 1994), le reste de la plage sous marine est apparemment constitué de
faciès sableux.
La présence de ces types de fonds, l’irrégularité et le rapprochement des courbes
bathymétriques, ainsi que la dimension relativement grossière des sédiments observés au
niveau du site, sont des éléments révélateurs d’une zone à moyenne concentration
d’énergie.
