58
3. Contrôle des facteurs hydrodynamiques: dispositif d’orientation des courants ou
de diffusion de l’énergie des vagues.
4. Compensation des déficits sédimentaires: injection de matériaux allochtones.
Les ouvrages lourds « … ont généralement réglé un problème local pour en engendrer un
autre dont l'ampleur a été multipliée, sur la même plage ou plus loin, jusqu'à devenir une
cause indirecte majeure de l'évolution régressive du rivage… » (Bousquet, Miossec, 1990).
Les dispositifs de protection dynamique sont préférables aux dispositifs de protection
lourde car ces derniers présentent des inconvénients majeurs et des impacts
environnementaux négatifs :
- Concentration de l’énergie, accentuation de l’effet érosif, déchaussement et perte de
matériaux (digues, murs, talus, enrochement…)
- Erosion à l’aval du transit dominant, recul du trait de cote et approfondissement du
fond (épis et Brises - lames)
- Difficulté de prévoir l’évolution des fonds
- Ralentissement et réduction des échanges entre la zone sous abri et le large
(tendance à un milieu fermé)
- Difficulté d’optimisation (dimension et localisation)
- Esthétique altérée et artificialisation du paysage
- Mauvais rapport cout/ avantage.
Bien que ces ouvrages soient toujours utilisés, on a tendance à s’orienter de plus en
plus vers les méthodes de protection douces qui minimisent les dégâts et qui se basent
sur l’adaptation aux conditions naturelles en intégrant et en composant avec les
processus hydrosédimentaires. Plusieurs dispositifs sont utilisés :
- Restauration et stabilisation du sol;
- Reprofilage
- Remise en circulation du transit littoral
- Compensation des pertes par alimentation artificielle.
Le chargement artificiel, pour contrecarrer le démaigrissement et le recul des
plages, a d’abord été utilisé aux U.S.A., mais il s’est ensuite étendu ailleurs dans le
monde (Paskoff – 1997). Il a pour but de compenser un déséquilibre sédimentaire du
littoral provoqué par une érosion naturelle ou résultant d'intervention humaines (ouvrages,
emprunts de sable, etc. ...) voire même la création d’une plage artificielle.
L’opération de rechargement ne se heurte pas à de grosses difficultés techniques.
Les matériaux de rechargement doivent répondre à certains critères granulométriques. Le
matériel utilisé doit être aussi proche que possible, par la taille et la nature, de celui qui
constitue le rivage que l’on veut engraisser. S’il est plus fin il sera rapidement dispersé par
les vagues, s’il est plus gros, il augmente la pente. Le sable de rechargement peut être
d’origine terrestre, extrait de dune situées à l’écart de l’espace proprement côtier,
matériaux de carrière ou matériaux de gisement. Le matériau peut aussi être d’origine
marine, le sable est dragué sur l’avant - côte (sous réserve d’une étude d’impact) mais, à
titre indicatif à plus de 20 m de profondeur (Cf. disposition de la ‘loi littoral’), pour ne
pas déséquilibrer davantage la plage qu’on veut justement restaurer.
3. Contrôle des facteurs hydrodynamiques: dispositif d’orientation des courants ou
de diffusion de l’énergie des vagues.
4. Compensation des déficits sédimentaires: injection de matériaux allochtones.
Les ouvrages lourds « … ont généralement réglé un problème local pour en engendrer un
autre dont l'ampleur a été multipliée, sur la même plage ou plus loin, jusqu'à devenir une
cause indirecte majeure de l'évolution régressive du rivage… » (Bousquet, Miossec, 1990).
Les dispositifs de protection dynamique sont préférables aux dispositifs de protection
lourde car ces derniers présentent des inconvénients majeurs et des impacts
environnementaux négatifs :
- Concentration de l’énergie, accentuation de l’effet érosif, déchaussement et perte de
matériaux (digues, murs, talus, enrochement…)
- Erosion à l’aval du transit dominant, recul du trait de cote et approfondissement du
fond (épis et Brises - lames)
- Difficulté de prévoir l’évolution des fonds
- Ralentissement et réduction des échanges entre la zone sous abri et le large
(tendance à un milieu fermé)
- Difficulté d’optimisation (dimension et localisation)
- Esthétique altérée et artificialisation du paysage
- Mauvais rapport cout/ avantage.
Bien que ces ouvrages soient toujours utilisés, on a tendance à s’orienter de plus en
plus vers les méthodes de protection douces qui minimisent les dégâts et qui se basent
sur l’adaptation aux conditions naturelles en intégrant et en composant avec les
processus hydrosédimentaires. Plusieurs dispositifs sont utilisés :
- Restauration et stabilisation du sol;
- Reprofilage
- Remise en circulation du transit littoral
- Compensation des pertes par alimentation artificielle.
Le chargement artificiel, pour contrecarrer le démaigrissement et le recul des
plages, a d’abord été utilisé aux U.S.A., mais il s’est ensuite étendu ailleurs dans le
monde (Paskoff – 1997). Il a pour but de compenser un déséquilibre sédimentaire du
littoral provoqué par une érosion naturelle ou résultant d'intervention humaines (ouvrages,
emprunts de sable, etc. ...) voire même la création d’une plage artificielle.
L’opération de rechargement ne se heurte pas à de grosses difficultés techniques.
Les matériaux de rechargement doivent répondre à certains critères granulométriques. Le
matériel utilisé doit être aussi proche que possible, par la taille et la nature, de celui qui
constitue le rivage que l’on veut engraisser. S’il est plus fin il sera rapidement dispersé par
les vagues, s’il est plus gros, il augmente la pente. Le sable de rechargement peut être
d’origine terrestre, extrait de dune situées à l’écart de l’espace proprement côtier,
matériaux de carrière ou matériaux de gisement. Le matériau peut aussi être d’origine
marine, le sable est dragué sur l’avant - côte (sous réserve d’une étude d’impact) mais, à
titre indicatif à plus de 20 m de profondeur (Cf. disposition de la ‘loi littoral’), pour ne
pas déséquilibrer davantage la plage qu’on veut justement restaurer.
