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IV. Impacts du village touristique sur le domaine littoral
Le tourisme en zone côtière est l‟une des formes de tourisme les plus répandues. Il
propose des activités variées, à la fois sur la côte et dans les eaux côtières, ce qui amène à
développer des commodités touristiques (hôtels, stations balnéaires, résidences
secondaires, restaurants, etc.) et les infrastructures inhérentes (ports, ports de plaisance,
magasins de pêche et de plongée, et autres équipements).
L‟activité touristique s‟installe dans des lieux et des environnements où il y a une variété
d‟attraits environnementaux, culturels, sociaux et physiques. Le fait que de fortes pressions
se concentrent sur des régions relativement petites, peuvent entraîner localement des
conséquences considérablement négatives.
Généralement, les activités touristiques en zone côtière se développent selon un processus
de planification et/ou de gestion où les décisions sont prises principalement sur la base de
critères financiers, alors que l‟environnement n‟est pris en compte que dans la mesure où
l‟on “cherche à minimiser les effets en fonction du budget disponible”.
Ce processus conduit à un développement non durable des régions côtières qui non
seulement engendre des impacts négatifs sur l‟environnement et la société, mais également
contribue à long terme à éroder les bénéfices mêmes du tourisme, dans la mesure où il
détruit la base de l‟activité touristique, à savoir la variété des paysages, la biodiversité et
les services rendus par les écosystèmes - que ce soit sur la terre comme en mer. C‟est cette
situation qui risque de se développer dans le littoral d‟Ain Chorb si on réalise le village
touristiques et ses équipements, sans études d‟impacts et une réflexion de durabilité au
préalable.
De plus il faut discuter sur la légalité et la légitimité de la réalisation d‟un tel investissement sur
un domaine régit par sa propre loi car en Algérie on dispose de la loi n° 02-02 relative à la
protection et à la valorisation du domaine littoral qui fixe les règles en matière
d‟implantation d‟activité, d‟exploitation des ressources et de la protection de
l‟environnement dans le domaine littoral.
En effet, un projet d‟une telle ampleur se situant sur un site d‟importance écologique
internationale, ne peut être entrepris que s‟il répond à la fois, aux réglementations en vigueurs et à
la conservation des caractéristiques écologiques et environnementales dans le domaine
d‟implantation.
VI.1. Le projet du village touristique et les prescriptions de la ‘loi littoral’
L‟ensemble des actions de développement du domaine littoral doit s‟inscrire dans le
schéma national d‟aménagement du littoral. Ce domaine est soumis à des dispositions
générales quant à son exploitation. Ces dispositions sont fixées dans les articles 9 jusqu‟à
16 de la loi n° 02-02 du 5 février 2002 relative à la protection et à la valorisation du
domaine littoral. Cependant, la zone côtière et les zones sensibles telles que définies par la
présente loi, sont soumises à des dispositions particulières fixées dans les articles 17
jusqu‟à 23.
Selon la loi littorale l'occupation et l'utilisation des sols littoraux doivent préserver les
espaces terrestres et marins remarquables ou nécessaire au maintien des équilibres naturels.
De plus les activités touristiques et notamment les activités balnéaires et les sports
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Contribution à l\'analyse de durabilité du domaine (101-02-02) inclus dans le projet de la zone d\'expansion touristique de Ainchorb-wilaya d\'Alger - 30/92

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