Chapitre I :
Synthèse bibliographique
8
Le cycle de l’azote en milieu marin est caractérisé par une remarquable diversité. D’un côté
les écosystèmes pélagiques sont définis par une faible concentration en azote bio-disponible pour
les organismes vivants (aussi appelé azote fixé et symbolisé par N R ). D’autre part, les milieux
côtiers et estuariens sont constamment enrichis en N R par l’apport des rivières et des eaux
souterraines (Luc-Henri, 2007).
a) L’azote ammoniacal ( NH
+
4 –NH 3 )
Il est présent sous deux formes en solution, l’ammoniac(NH 3 ) et l’ammonium (NH 4
+ ) dont
les proportions relatives dépendent du pH, de la température et de la salinité. Dans les eaux marines
et estuariennes, l’ammonium est très prédominant. La forme NH 3 est plus toxique pour la vie
aquatique. L’azote ammoniacal provient des excrétions animales et de la décomposition bactérienne
des composés organiques azotés. Il est utilisé par le phytoplancton comme source d’azote et oxydé
par les bactéries nitrifiantes (Aminot et Chaussepied, 1983).
b) L’azote nitreux (NO 2
-
)
C’est une forme oxygénée de l’azote peu stable, qui s’insère dans le cycle de l’azote entre
l’azote ammoniacal (NH 4
+
) et l’azote nitrique (NO 3
-
).La présence des nitrites est due soit a
l’oxydation bactérienne des sels ammoniacaux (voie aérobie), soit à la réduction des nitrates (voie
anaérobie) ; ainsi on peut trouver dans le milieu des nitrites issus de la présence de nitrates par
défaut d’oxygène dissous. Les nitrites tout comme les sels ammoniacaux sont des indicateurs
typiques de pollution des eaux. Une eau renfermant des nitrites peut être considérée comme
suspecte voire toxique pour les poissons même à de faibles concentrations (Rejsek, 2002).
c) L’azote nitrique (NO 3
-
)
L’ion nitrate est la forme oxydée stable de l’azote en solution aqueuse. Il entre dans le cycle
de l’azote comme support principal de la croissance du phytoplancton. Il est ensuite régénéré à
partir des formes organiques par les bactéries. Les eaux océaniques profondes sont riches en nitrate
(jusqu’à 40µmol/l) qui peuvent enrichir les couches supérieures dans les couches de remontée d’eau
(Aminot et Chaussepied, 1983).
Synthèse bibliographique
8
Le cycle de l’azote en milieu marin est caractérisé par une remarquable diversité. D’un côté
les écosystèmes pélagiques sont définis par une faible concentration en azote bio-disponible pour
les organismes vivants (aussi appelé azote fixé et symbolisé par N R ). D’autre part, les milieux
côtiers et estuariens sont constamment enrichis en N R par l’apport des rivières et des eaux
souterraines (Luc-Henri, 2007).
a) L’azote ammoniacal ( NH
+
4 –NH 3 )
Il est présent sous deux formes en solution, l’ammoniac(NH 3 ) et l’ammonium (NH 4
+ ) dont
les proportions relatives dépendent du pH, de la température et de la salinité. Dans les eaux marines
et estuariennes, l’ammonium est très prédominant. La forme NH 3 est plus toxique pour la vie
aquatique. L’azote ammoniacal provient des excrétions animales et de la décomposition bactérienne
des composés organiques azotés. Il est utilisé par le phytoplancton comme source d’azote et oxydé
par les bactéries nitrifiantes (Aminot et Chaussepied, 1983).
b) L’azote nitreux (NO 2
-
)
C’est une forme oxygénée de l’azote peu stable, qui s’insère dans le cycle de l’azote entre
l’azote ammoniacal (NH 4
+
) et l’azote nitrique (NO 3
-
).La présence des nitrites est due soit a
l’oxydation bactérienne des sels ammoniacaux (voie aérobie), soit à la réduction des nitrates (voie
anaérobie) ; ainsi on peut trouver dans le milieu des nitrites issus de la présence de nitrates par
défaut d’oxygène dissous. Les nitrites tout comme les sels ammoniacaux sont des indicateurs
typiques de pollution des eaux. Une eau renfermant des nitrites peut être considérée comme
suspecte voire toxique pour les poissons même à de faibles concentrations (Rejsek, 2002).
c) L’azote nitrique (NO 3
-
)
L’ion nitrate est la forme oxydée stable de l’azote en solution aqueuse. Il entre dans le cycle
de l’azote comme support principal de la croissance du phytoplancton. Il est ensuite régénéré à
partir des formes organiques par les bactéries. Les eaux océaniques profondes sont riches en nitrate
(jusqu’à 40µmol/l) qui peuvent enrichir les couches supérieures dans les couches de remontée d’eau
(Aminot et Chaussepied, 1983).
