CHAPITRE 03 :
LE LAGUNAGE NATUREL
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3.2.5. Lagunage aéré (Ae) :
Version intensive de lagunage, nécessitant une emprise nettement moindre que le lagunage
naturel, le lagunage aéré consiste à intensifier l’activité aérobie par un brassage et une aération
artificielle par des aérateurs mécaniques flottants ou fixes ou une insufflation de l’air.
Les équilibres biologiques sont voisins de ceux du procédé classique par boues activées.
Mais en l’absence de recirculation de biomasse dans le système, la concentration en microorganismes est faible et la décantation lente.
Appliqué en traitement complet ou en traitement secondaire après un lagunage anaérobie,
cette technique est bien adaptée pour les effluents concentrés domestiques et industriels. On
privilégie aujourd’hui le lagunage « aéré facultatif » avec une phase d’aération organisée en
plusieurs cellules en série.
Les puissances avoisinent 2 à 3 Watts/m
3 , les boues sédimentent dans les bassins aérés et
subissent une dégradation en partie anaérobie.
La phase d’aération est suivie d’une lagune de finition (Ma) ou de plusieurs lagunes si un
abattement des germes est visé. (JEAN-LOUIS C., GERARD M., 2005).
3.2.6. Autres techniques de lagunage :
Des techniques dérivées, en création ou réhabilitation d’installations, sont en cours de
développement afin de réduire les surfaces d’emprise : aération et brassage partiel,
alimentation étagés, recirculation d’effluent épuré chargé en algues…etc. (JEAN-LOUIS C.,
GERARD M., 2005).
3.3. Performances et dimensionnements du lagunage:
Le lagunage permet le traitement :
 De la pollution organique (DBO) ;
 De la pollution bactériologique (pathogène) ;
 Partiellement de la pollution azotée et phosphorée.
Chaque type de lagunage et écosystème associe en proportion variable de ces trois
fonctions.
Les performances liées à la température qui intervient comme paramètre déterminant dans
les dimensionnements. Ils sont faits pour la période critique qui peut correspondre à la période
la plus froide ou celle où les charges à traiter sont les plus importantes.
Dans les régions chaudes, ceci est encore plus vrai si l’on intègre un étage anaérobie. En
France, pour une filière F+M+M, on avance souvent à titre d’ordre de grandeur le chiffre de
10 à 12 m
2 par Eh ; en régions chaudes, on se situe entre 2 à 3 m
2 par Eh.
Il existe dans la littérature des modèles de dimensionnements, parfois très simplistes
exprimé en m
2 par Eh. Cependant, la complexité des phénomènes biologiques, la diversité des
conditions montrent que l’utilisation des formules doit être faite avec prudence.
Une approche plus réaliste consiste à dimensionner à partir de critères spécifiques pour
chaque type de lagunage :
 Charges volumiques en g DBO/m
3 / j
1 pour le lagunage aéré et anaérobie ;
 Charges surfaciques en Kg/ha/j pour le lagunage facultatif et maturation ;
 Temps de séjour des effluents de chaque unité en jour.
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