CHAPITRE 01:
LES ORIGINES ET CARACTERISTIQUES DES EAUX USEES
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1.3.2.4. Les Vibrions :
Le genre Vibrio fait partie de la famille des Vibrionaceae décrit par Véron en 1965. Cette
famille comprend 04 genres : Vibrio, Photobacterium, Plesiomonas et Aeromonas. Bien que
le genre Vibrio ait été, à l’origine défini essentiellement sur la base de caractères
morphologiques, culturaux et biochimiques. (SUTRA L. et al, 1998).
Ce sont des bâtonnets incurvés en virgule ou droits, mobiles et aérophile, les bactéries Gram
négative et celle de l’oxydase positive. Ils sont plus ou moins basophiles (pH 8,5 à 9),
halophiles. (RAMADE F., 2000).
Les bactéries qui influent directement sur l’homme sont :
 V.cholerea engendrant le choléra : ce sont des halotolérants (3% Na Cl)
 Vibrions halophiles avec V.parahemolyticus, retrouvés dans les eaux côtières, dans les
animaux de ces eaux (coquillage). Ils peuvent tolérer jusqu’à 6-8% NaCl. Ils sont
responsables des intoxications alimentaires.
1.3.2.5. Les Streptococcus :
Les bactéries appartenant au genre Stréptococcus sont des coques Gram+, sphériques
allongées, formant des chainettes ou des paires, non sporulées. Ils sont dépourvus de
cytochrome et de catalase.
Ils peuvent se développer en aérobiose, ont un métabolisme fermentatif et sont considérés
comme des anaérobies tolérant l’oxygène. (JAQUES B., 2004).
1.3.2.6. Les Clostridium sulfito-réducteurs :
Ils peuvent être considérés comme des germes fécaux ; ce sont aussi des germes telluriques,
et de ce fait, aucune spécificité d’origine fécale ne peut être attribuée à leur mise en évidence.
Dans une telle optique d’interprétation, il y a intérêt à ne chercher que les espèces les plus
susceptibles d’être fécales, c’est le cas en particulier de Clostridium perfringens (RODIER J.
et al, 1996). Les Clostridium perfringens sont des bâtonnets anaérobies, les bactéries Gram(+),
sporulant et qui réduisent les sulfites en sulfures en 24 à 48 heures. (OMS, 1979).
Ils sont excrétés par l’homme et les animaux, on les trouve régulièrement dans les matières
fécales humaines, leur densité est la suivante ; (OMS, 1979) :
 Excréments humains 106 à 108 /g;
 Eaux usées non traitées 103 /ml.
Ils sont employés comme indicateurs dans l’étude des pollutions littorales pour un certain
nombre de raisons ; (OMS, 1979) :
 Ils se trouvent en abondance dans les eaux usées qui sont principalement d’origine
humaine;
 Ils ne se multiplient pas dans les sédiments; Ils survivent longtemps dans les
sédiments, ce qui permet de déceler une pollution ancienne ou intermittente. (RODIER
J. et al, 1996).
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