CHAPITRE PREMIER
GENERALITES
17
2. Présentation des moulières
Les moulières constituent l’un des peuplements de la biocénose des algues photophiles
(Peres et Picard, 1964). D’après Djediat (1993), l’importance de l’exploitation des moulières
naturelles d’Algérie ait été signalée depuis longtemps par Pallary, 1921 et Gruvel, 1926. Bien
que l’intérêt pour leur étude ne s’est manifesté qu’au début des années 80.
La moule Mytilus galloprovincialis est exploitée à partir des moulières naturelles
parsemées tout au long de nos côtes, vivant étroitement associée avec Perna perna (L)
Boudjema et Moueza (1980 in Boukhroufa, 1987) et constituent tous les deux des gisements
naturels importants dont l’une ou l’autre espèce prédomine généralement. Abada-Boudjema et
Moueza (1981 in Boukhroufa, 1987) ont signalé la coexistence de ces deux espèces dans la
moulière de la Baie d’Alger à Bordj El Kiffan. Mais la moulière de Boudouaou-El-Bahri
etudiée par Boukhroufa (1987) est constituée uniquement de P.perna.
La distinction pour la détermination de ces deux espèces est une étape majeure dans
toute étude sur les moulières. Les principaux critères de différentiation entre Mytilus
galloprovincialis (Lmk) et Perna perna (L) sont comme les a mentionnés Boukhroufa (1987),
décrites dans le tableau 3.
Tableau 3: Les principaux critères de différentiation entre Mytilus galloprovincialis (Lmk) et
Perna perna(L)
Critères
Mytilus galloprovincialis
(Lmk)
Perna perna (L)
Forme générale
Trigone dilaté à la base, plus
anguleuse
Plus allongée
Empreinte musculaire
palléale
En forme de 6 (six)
En forme de B
3. Courantologie des cotes algériennes
Selon Zeghdoudi (2006), la côte Algérienne est caractérisée par deux couches d’eaux
superposées, l’eau Atlantique modifiée et l’eau Méditerranéenne. L’eau Atlantique pénètre
dans la mer d’Alboran où ses caractéristiques initiales commencent à s’altérer, donnant ainsi
naissance à l’eau atlantique modifiée (Benzohra, 1993). D’après Boulahdid et al (2003), l’eau
Atlantique modifiée coulant en surface se différencie nettement de celle méditerranéenne par
ses caractéristiques physiques et chimiques (elle se reconnaît dans une couche superficielle de
150 m d’épaisseur avec une température de 15 à 23°C en surface et de 13,5 à 14°C en
profondeur et de salinités allant de 36,5 à 38‰), qui est dénommée par le courant algérien.
Elle crée entre 0° et 3° E structures de méandres tourbillonnaires qui évoluent dans le temps et
dans l’espace (Taupier-Letage et Millot, 1985). Une branche poursuit sa migration vers les
cotes Est induisant toujours des structures dynamique actives, alors que certaines de ces
GENERALITES
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2. Présentation des moulières
Les moulières constituent l’un des peuplements de la biocénose des algues photophiles
(Peres et Picard, 1964). D’après Djediat (1993), l’importance de l’exploitation des moulières
naturelles d’Algérie ait été signalée depuis longtemps par Pallary, 1921 et Gruvel, 1926. Bien
que l’intérêt pour leur étude ne s’est manifesté qu’au début des années 80.
La moule Mytilus galloprovincialis est exploitée à partir des moulières naturelles
parsemées tout au long de nos côtes, vivant étroitement associée avec Perna perna (L)
Boudjema et Moueza (1980 in Boukhroufa, 1987) et constituent tous les deux des gisements
naturels importants dont l’une ou l’autre espèce prédomine généralement. Abada-Boudjema et
Moueza (1981 in Boukhroufa, 1987) ont signalé la coexistence de ces deux espèces dans la
moulière de la Baie d’Alger à Bordj El Kiffan. Mais la moulière de Boudouaou-El-Bahri
etudiée par Boukhroufa (1987) est constituée uniquement de P.perna.
La distinction pour la détermination de ces deux espèces est une étape majeure dans
toute étude sur les moulières. Les principaux critères de différentiation entre Mytilus
galloprovincialis (Lmk) et Perna perna (L) sont comme les a mentionnés Boukhroufa (1987),
décrites dans le tableau 3.
Tableau 3: Les principaux critères de différentiation entre Mytilus galloprovincialis (Lmk) et
Perna perna(L)
Critères
Mytilus galloprovincialis
(Lmk)
Perna perna (L)
Forme générale
Trigone dilaté à la base, plus
anguleuse
Plus allongée
Empreinte musculaire
palléale
En forme de 6 (six)
En forme de B
3. Courantologie des cotes algériennes
Selon Zeghdoudi (2006), la côte Algérienne est caractérisée par deux couches d’eaux
superposées, l’eau Atlantique modifiée et l’eau Méditerranéenne. L’eau Atlantique pénètre
dans la mer d’Alboran où ses caractéristiques initiales commencent à s’altérer, donnant ainsi
naissance à l’eau atlantique modifiée (Benzohra, 1993). D’après Boulahdid et al (2003), l’eau
Atlantique modifiée coulant en surface se différencie nettement de celle méditerranéenne par
ses caractéristiques physiques et chimiques (elle se reconnaît dans une couche superficielle de
150 m d’épaisseur avec une température de 15 à 23°C en surface et de 13,5 à 14°C en
profondeur et de salinités allant de 36,5 à 38‰), qui est dénommée par le courant algérien.
Elle crée entre 0° et 3° E structures de méandres tourbillonnaires qui évoluent dans le temps et
dans l’espace (Taupier-Letage et Millot, 1985). Une branche poursuit sa migration vers les
cotes Est induisant toujours des structures dynamique actives, alors que certaines de ces
