CHAPITRE PREMIER
GENERALITES
12
1.4.2.3. Vitesse de filtration
Barnabé (1989) définit la vitesse de filtration comme étant la quantité d’eau, exprimée
en litre, épurée à 100 %, par heur, par individu ou par gramme de poids sec. En effet, la
vitesse de filtration est parfois confondue, à tort, avec la vitesse de pompage, c’est-à-dire la
vitesse à laquelle le mollusque fait circuler l’eau au travers de son corps. Mais l’animal peut
pomper de l’eau sans la filtrer. Sauf dans le cas où toutes les particules sont retenues, il est
donc évident que la vitesse de pompage est supérieure à la vitesse de filtration.
1.4.2.4. Facteurs de variation et mécanismes de contrôle
En tant que fonction physiologique, la filtration est sous la dépendance de facteurs
intrinsèques et environnementaux.
- Variation avec la température
En ce qui concerne la température, Widdows et Bayne (1971) ont mis en évidence les
possibilités d’acclimatation de M.edulis entre 5 et 20°C avec pour conséquence une certaine
indépendance du taux de filtration (TF) vis-à-vis de la température. Par contre, au-delà de
20°C l’acclimatation se fait moins bien, ce qui engendre une nette diminution de l’activité à
25 °C et son arrêt à 28°C (Widdows, 1973,1976). Widdows (1978), réalisant des expériences
en laboratoire, Widdows, Fieth et Worrall (1979), travaillant dans des conditions proches de
celles du milieu naturel, montrent qu’en effet, la vitesse de filtration, sur les Côtes
Britanniques, varie peu au cours des saisons. (in Barnabé, 1989).
- Variation avec la concentration des particules et leurs tailles
Le courant de filtration existe même en absence de particule. Des taux de filtration plus
soutenus sont initiés par un seuil de concentration en particules (Bayne et al, 1976). Par
contre, la filtration est inhibée à partir de concentrations élevées, critiques, selon les espèces,
vraisemblablement du fait de la saturation des mécanismes de rétention (David, 1964 ;Ali,
1970; Schulte, 1975 ; Widdows et al.,1979). La formation de pseudofèces est interprétée
comme le signal de cette saturation. Chez Mytilus, Vahl (1972) a montré que les particules
entre 2 et 8 µm sont retenues avec une efficacité de 80 à 100%. (in Mouabad 1991).
- Variation avec la saison
Selon Bayne et al. (1976), l’acclimatation permet aux bivalves de garder un taux de
filtration relativement constant tout au long de l’année. Chez Mytilus, Widdows (1978) a
constaté que les saisons n’influencent pas l’activité de filtration (in Mouabad, 1991).
- Variation avec la taille
Beaucoup de données bibliographiques décrivent la relation entre la taille et le TF
comme une relation non linéaire (Ali, 1970 ; Walne, 1972 ; Vahl, 1973 ; Bayne et al., 1976 ;
Kryger et Riisgard, 1988 in Mouabad, 1991), tous trouvent qu’elle est de la forme : TF = a W
b
GENERALITES
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1.4.2.3. Vitesse de filtration
Barnabé (1989) définit la vitesse de filtration comme étant la quantité d’eau, exprimée
en litre, épurée à 100 %, par heur, par individu ou par gramme de poids sec. En effet, la
vitesse de filtration est parfois confondue, à tort, avec la vitesse de pompage, c’est-à-dire la
vitesse à laquelle le mollusque fait circuler l’eau au travers de son corps. Mais l’animal peut
pomper de l’eau sans la filtrer. Sauf dans le cas où toutes les particules sont retenues, il est
donc évident que la vitesse de pompage est supérieure à la vitesse de filtration.
1.4.2.4. Facteurs de variation et mécanismes de contrôle
En tant que fonction physiologique, la filtration est sous la dépendance de facteurs
intrinsèques et environnementaux.
- Variation avec la température
En ce qui concerne la température, Widdows et Bayne (1971) ont mis en évidence les
possibilités d’acclimatation de M.edulis entre 5 et 20°C avec pour conséquence une certaine
indépendance du taux de filtration (TF) vis-à-vis de la température. Par contre, au-delà de
20°C l’acclimatation se fait moins bien, ce qui engendre une nette diminution de l’activité à
25 °C et son arrêt à 28°C (Widdows, 1973,1976). Widdows (1978), réalisant des expériences
en laboratoire, Widdows, Fieth et Worrall (1979), travaillant dans des conditions proches de
celles du milieu naturel, montrent qu’en effet, la vitesse de filtration, sur les Côtes
Britanniques, varie peu au cours des saisons. (in Barnabé, 1989).
- Variation avec la concentration des particules et leurs tailles
Le courant de filtration existe même en absence de particule. Des taux de filtration plus
soutenus sont initiés par un seuil de concentration en particules (Bayne et al, 1976). Par
contre, la filtration est inhibée à partir de concentrations élevées, critiques, selon les espèces,
vraisemblablement du fait de la saturation des mécanismes de rétention (David, 1964 ;Ali,
1970; Schulte, 1975 ; Widdows et al.,1979). La formation de pseudofèces est interprétée
comme le signal de cette saturation. Chez Mytilus, Vahl (1972) a montré que les particules
entre 2 et 8 µm sont retenues avec une efficacité de 80 à 100%. (in Mouabad 1991).
- Variation avec la saison
Selon Bayne et al. (1976), l’acclimatation permet aux bivalves de garder un taux de
filtration relativement constant tout au long de l’année. Chez Mytilus, Widdows (1978) a
constaté que les saisons n’influencent pas l’activité de filtration (in Mouabad, 1991).
- Variation avec la taille
Beaucoup de données bibliographiques décrivent la relation entre la taille et le TF
comme une relation non linéaire (Ali, 1970 ; Walne, 1972 ; Vahl, 1973 ; Bayne et al., 1976 ;
Kryger et Riisgard, 1988 in Mouabad, 1991), tous trouvent qu’elle est de la forme : TF = a W
b
