Synthèse bibliographique
Posidonia oceanica
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П.5.2 - Formation des aegagropiles
Les fibres de sclérenchyme issues de la dégradation des feuilles,
écailles et rhizomes de Posidonies, roulées et enchevêtrées par le
ressac sur de petits fonds, s’agglutinent généralement autour d’un
fragment de rhizome qui sert de point de départ. L’aegagropile est
souvent latéral par rapport à ce fragment : en grossissant, elle se
détache et devient libre ; Des aegagropiles de la taille d’un œuf
d’autruche ont été signalées (Boudouresque, 1992) (Fig 3).
П .6 - Utilisation des feuilles mortes de Posidonie
Les feuilles mortes de Posidonia oceanica ont été utilisées par l’homme depuis l’Antiquité
et même depuis la Préhistoire
12
, où elles servaient de litière il y a plus de 100 000 ans
14 .
Ces feuilles ont été utilisées notamment dans la fabrication de chaussures en Egypte
quantique
15 , l’emballage des verrerie à Murano (Venise)
13
, l’isolation thermique et
phonique
13
, l’agriculture comme compost
16
, la production de papier vers la fin du XIX
ème
siècle
17
, les soins médicaux, en particulier contre le mal de gorge et les maladies de la peau
en Egypte
18
, l’Alimentation animale (avec les fruits) vue la bonne valeur nutritive des
feuilles semblable à celle du foin ou de la luzerne
19
.
Aujourd’hui, des essais modernes sont en cours pour sa valorisation dans divers domaines,
notamment dans l’épuration des eaux. En effet, il est prouvé que la biomasse (vivante ou
morte) possède de très bonnes capacités d'adsorption dues particulièrement à ses
caractéristiques physico-chimiques
20
. Toutefois, il est préférable d'utiliser la biomasse morte,
pour éliminer les problèmes de toxicité, d'alimentation et de maintenance du milieu de culture
(Chandra Sekhar et al., 1997).
П .7 - Anatomie et biochimie d’une feuille de Posidonie
П .7.1 - Structure cellulaire
La section longitudinale d’une feuille de P.oceanica révèle la présence de lacunes
aérifères dont l’ensemble constitue l’aérarium, (c'est-à-dire un canal gazeux qui va de
l’extrémité de la feuille à la racine). La feuille est aussi constituée d’amas de sclérenchyme
(qui après dégradation des feuilles, donneront des fibres), de faisceaux libéro-ligneux
(l’appareil conducteur et fonctionnel) généralement situés entre l’épiderme et le parenchyme,
et de cellules à tannins (qui contiennent en réalité des acides phénoliques ; composés à
propriétés antibiotiques et antifeeding) (Fig 4 et Fig 7 en Annexe 2).
14 De Lumley et al., 1969 in Boudouresque et al., 2006.
15 Tackholm et Drar 1954 in idem.
16 Germain de Saint-Pierre, 1857 ; Sauvageau 1920 ; Knoche, 1923 ; Braun-Blanquet et al., 1952 ; Astier, 1972
in idem.
17 Sauvageau, 1890 ; Lami, 1941 in idem.
18 Cazzuola, 1880 in idem.
19 Molinier et Pellegrini, 1966 in idem.
20 Crini, 2005 in Joseph, 2009.
Figure 3 : Les aegagropiles
(Chenoua 2011)
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