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Chapitre II : Comportement
d’Annélides, Décapodes, Echinodermes, Cnidaires, Poissons. L’espèce est considérée comme
opportuniste.
Du point de vu qualitatif, nos résultats s’accordent avec ceux de Pepe et coll (1996) qui signalent les
Tanaidacés, Polychètes, Amphipodes, Copépodes, Gastéropodes, et Bivalves dans le régime
alimentaire. Cette analyse quantitative réalisée en 1996, considère les Tanaidacés comme proies
préférentielles du sar à tête noire, à l’opposé de l’analyse actuelle.
Les travaux menés par Bradai et coll (1998) montrent que les mollusques bivalves et les Crustacés
sont des proies préférentielles, les Annélides des proies secondaires. Les Mollusques Gastéropodes,
les Echinodermes, les Ascidies et les végétaux sont rencontrés accessoirement.
Conformément à cette étude, l’analyse de Rosecchi (1987) montre que quelle que soit la taille du
poisson les Amphipodes sont les plus nombreux et leur fréquence diminue en fonction des classes
de taille. Notre analyse rejoint celle de Bradai et coll (1998) qui signale que l’ingestion des
Annélides et des Bivalves diminue avec la taille, alors que les Brachyoures deviennent plus
fréquents.
Le coefficient de vacuité et le nombre moyen de proies par estomac (Cv=30,23%, Nim=11,1%) sont
très différents de ceux calculés (Cv=88,91%, Nim=1.14%) par Bradai et coll (1998). Les individus
traités par cet auteur devaient manquer de fraîcheur. La méthode de pêche (filet) et la durée
d’exposition au marché pourraient traduire une digestion avancée. La proportion des groupes de
proie énumérés par les auteurs précédents diffère de la situation du présent travail.
Diplodus vulgaris est une espèce prédatrice opportuniste, quelle que soit sa taille : les proies
capturées sont petites et en grand nombre (Amphipodes) ou massives et peu abondantes
(Echinodermes, Poissons, Mollusques). Ainsi le contenu stomacal d’un seul estomac peut
déséquilibrer la distribution en fréquence et en nombre moyen des proies capturées. D’après
Rosecchi (1987), le sar à tête noir a un spectre alimentaire vaste et des comportements de prédation
variés, qui permettent de rentabiliser l'énergie consacrée à la recherche et à la prise d'aliments.
L'accessibilité des proies a certainement un rôle important : les échinodermes ne sont consommés
que par les grands individus. La morphologie du poisson peut être un facteur limitant comme par
exemple les dents, lui permettant de couper, brouter ou broyer. Enfin le prédateur doit faire face à
diverses défenses de la proie : enfouissement (lamellibranches), possession d'épines
(échinodermes), de carapaces (décapodes). Il faut donc que le prédateur ait acquis des moyens de
détection, d'attaque et de protection.
Chapitre II : Comportement
d’Annélides, Décapodes, Echinodermes, Cnidaires, Poissons. L’espèce est considérée comme
opportuniste.
Du point de vu qualitatif, nos résultats s’accordent avec ceux de Pepe et coll (1996) qui signalent les
Tanaidacés, Polychètes, Amphipodes, Copépodes, Gastéropodes, et Bivalves dans le régime
alimentaire. Cette analyse quantitative réalisée en 1996, considère les Tanaidacés comme proies
préférentielles du sar à tête noire, à l’opposé de l’analyse actuelle.
Les travaux menés par Bradai et coll (1998) montrent que les mollusques bivalves et les Crustacés
sont des proies préférentielles, les Annélides des proies secondaires. Les Mollusques Gastéropodes,
les Echinodermes, les Ascidies et les végétaux sont rencontrés accessoirement.
Conformément à cette étude, l’analyse de Rosecchi (1987) montre que quelle que soit la taille du
poisson les Amphipodes sont les plus nombreux et leur fréquence diminue en fonction des classes
de taille. Notre analyse rejoint celle de Bradai et coll (1998) qui signale que l’ingestion des
Annélides et des Bivalves diminue avec la taille, alors que les Brachyoures deviennent plus
fréquents.
Le coefficient de vacuité et le nombre moyen de proies par estomac (Cv=30,23%, Nim=11,1%) sont
très différents de ceux calculés (Cv=88,91%, Nim=1.14%) par Bradai et coll (1998). Les individus
traités par cet auteur devaient manquer de fraîcheur. La méthode de pêche (filet) et la durée
d’exposition au marché pourraient traduire une digestion avancée. La proportion des groupes de
proie énumérés par les auteurs précédents diffère de la situation du présent travail.
Diplodus vulgaris est une espèce prédatrice opportuniste, quelle que soit sa taille : les proies
capturées sont petites et en grand nombre (Amphipodes) ou massives et peu abondantes
(Echinodermes, Poissons, Mollusques). Ainsi le contenu stomacal d’un seul estomac peut
déséquilibrer la distribution en fréquence et en nombre moyen des proies capturées. D’après
Rosecchi (1987), le sar à tête noir a un spectre alimentaire vaste et des comportements de prédation
variés, qui permettent de rentabiliser l'énergie consacrée à la recherche et à la prise d'aliments.
L'accessibilité des proies a certainement un rôle important : les échinodermes ne sont consommés
que par les grands individus. La morphologie du poisson peut être un facteur limitant comme par
exemple les dents, lui permettant de couper, brouter ou broyer. Enfin le prédateur doit faire face à
diverses défenses de la proie : enfouissement (lamellibranches), possession d'épines
(échinodermes), de carapaces (décapodes). Il faut donc que le prédateur ait acquis des moyens de
détection, d'attaque et de protection.
