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Introduction
Le milieu marin présente une certaine spécificité par rapport aux autres milieux aquatiques : il est à
la fois le milieu récepteur ultime des pollutions terrestres et la zone la plus riche en faune et flore ; il
est aussi le milieu où se développent de nombreuses activités (pêche, cultures marines, saliculture,
tourisme et thalassothérapie).
La prise de conscience des dommages causés par l’homme a contraint les autorités politiques et
législatives, à introduire des réglementations pour protéger l'environnement ou à réviser les
réglementations existantes. Toutefois, ces dernières années, il s'est produit dans de nombreux pays
d'Afrique, une croissance démographique spectaculaire accompagnée d'une urbanisation intensive,
d’une importante activité industrielle et d'une exploitation accrue des terres cultivables.
En conséquence, on note une grande diversification des polluants susceptibles d'atteindre les cours
d'eau et d'avoir des effets nuisibles sur les poissons et sur les possibilités de pêche (Biney et coll,
1994b).
La zone côtière littorale est par conséquent vulnérable aux pollutions chimiques chroniques et sa
protection nécessite recherche, surveillance et réglementation. Une double stratégie peut être mise
en place : une approche préventive pour éviter la mise sur le marché de substances toxiques pour
l’Homme et l’environnement et une approche rétrospective basée sur des politiques publiques pour
la protection et la restauration des milieux aquatiques dégradés.
L’analyse directe des polluants émis très onéreuse, bien qu’indispensable en fournissant des
données physico-chimiques quantifiées, ne permet pas de connaître l’impact sur le milieu vivant.
De ce fait, on recherche des moyens de surveillance des effets des polluants émis par les décharges
dans l’eau, le sol, l’atmosphère et les écosystèmes environnants. Le recours aux organismes vivants
présente l’intérêt d’observer la vie sous ses différentes formes et permet de servir, dans les
conditions de perturbation, de signal d’alarme. Le développement de la bio-indication ouvre ainsi la
voie à une surveillance plus large et écologique, intégrant les effets sur l’environnement grâce à des
organismes sentinelles.
L’utilisation des réponses à tous les niveaux d’organisation biologique (moléculaire, biochimique,
cellulaire, physiologique, tissulaire, morphologique, écologique) d’un organisme ou d’un ensemble
d’organismes permet de prévoir et/ou de révéler une altération de l’environnement. Les poissons, en
particulier les téléostéens, sont utilisés comme bio-indicateurs.
On peut aussi observer et quantifier les modifications du comportement des poissons face aux
polluants présents dans l’eau pour la détection, l’analyse, la mesure de la présence et la
biodisponibilité des contaminants, la modélisation de l’évolution des substances, de leur spéciation
Introduction
Le milieu marin présente une certaine spécificité par rapport aux autres milieux aquatiques : il est à
la fois le milieu récepteur ultime des pollutions terrestres et la zone la plus riche en faune et flore ; il
est aussi le milieu où se développent de nombreuses activités (pêche, cultures marines, saliculture,
tourisme et thalassothérapie).
La prise de conscience des dommages causés par l’homme a contraint les autorités politiques et
législatives, à introduire des réglementations pour protéger l'environnement ou à réviser les
réglementations existantes. Toutefois, ces dernières années, il s'est produit dans de nombreux pays
d'Afrique, une croissance démographique spectaculaire accompagnée d'une urbanisation intensive,
d’une importante activité industrielle et d'une exploitation accrue des terres cultivables.
En conséquence, on note une grande diversification des polluants susceptibles d'atteindre les cours
d'eau et d'avoir des effets nuisibles sur les poissons et sur les possibilités de pêche (Biney et coll,
1994b).
La zone côtière littorale est par conséquent vulnérable aux pollutions chimiques chroniques et sa
protection nécessite recherche, surveillance et réglementation. Une double stratégie peut être mise
en place : une approche préventive pour éviter la mise sur le marché de substances toxiques pour
l’Homme et l’environnement et une approche rétrospective basée sur des politiques publiques pour
la protection et la restauration des milieux aquatiques dégradés.
L’analyse directe des polluants émis très onéreuse, bien qu’indispensable en fournissant des
données physico-chimiques quantifiées, ne permet pas de connaître l’impact sur le milieu vivant.
De ce fait, on recherche des moyens de surveillance des effets des polluants émis par les décharges
dans l’eau, le sol, l’atmosphère et les écosystèmes environnants. Le recours aux organismes vivants
présente l’intérêt d’observer la vie sous ses différentes formes et permet de servir, dans les
conditions de perturbation, de signal d’alarme. Le développement de la bio-indication ouvre ainsi la
voie à une surveillance plus large et écologique, intégrant les effets sur l’environnement grâce à des
organismes sentinelles.
L’utilisation des réponses à tous les niveaux d’organisation biologique (moléculaire, biochimique,
cellulaire, physiologique, tissulaire, morphologique, écologique) d’un organisme ou d’un ensemble
d’organismes permet de prévoir et/ou de révéler une altération de l’environnement. Les poissons, en
particulier les téléostéens, sont utilisés comme bio-indicateurs.
On peut aussi observer et quantifier les modifications du comportement des poissons face aux
polluants présents dans l’eau pour la détection, l’analyse, la mesure de la présence et la
biodisponibilité des contaminants, la modélisation de l’évolution des substances, de leur spéciation
