Chapitre I : Généralités et Méthodes d’étude
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1.2. Etude des communautés associées à Diplodus vulgaris
Daget (1979) définit les peuplements comme étant des éléments de biocénose qui présentent une
certaine homogénéité, ne serait ce que la taille des individus qu’ils comportent, le groupe
taxonomique auquel ils appartiennent ou le microbiotope qu’ils occupent. A partir de cette
définition, nous définissons le peuplement associé à l’espèce étudiée comme étant un ensemble
composé de groupes zoologiques (Poissons, Mollusques et Crustacés) vivant dans un espace
géographique donné.
Berbault (1992 in Frontier, 1999), donne aux peuplements un sens plus restrictif, en les définissant
comme des « ensembles plurispécifiques définis en fonction du problème étudié » et non de simples
collections d’espèces (décrit par ailleurs sous le nom d’association ou d’assemblage). Un
peuplement est délimité comme un ensemble d’espèces dont on désire analyser la dynamique
interactive, et non comme l’ensemble des espèces en présence.
1.2.1. Structure des peuplements
1.2.1.1. Richesse spécifique
On appelle richesse spécifique « S » d’une communauté, le nombre des espèces que l’on y
recense. L’abondance, la fréquence, et la densité de chaque espèce, ne sont pas prises en
considération dans la définition de la richesse spécifique (Daget, 1979).
1.2.1.2. Diversité spécifique et régularité
Les écologistes ont pour intérêt la régularité du nombre d’individu des différentes espèces peuplant
un écosystème, dont l’énumération des abondances est par ordre décroissant. (Margalef, 1968)
D’après Daget (1979), la diversité d’un échantillon tient compte à la fois du nombre des espèces et
de leur abondance relative. Plus le spectre des abondances spécifiques est étalé, plus la diversité est
faible. Ainsi, de deux échantillons ayant la même richesse spécifique, celui dont les espèces sont les
plus équiabondantes aura la diversité la plus grande.
Margalef (1968), insiste sur le fait de reproduire graphiquement l’indice de diversité, qui en plus de
schématiser l’organisation d’une population, pourrait en ressortir par exemple, de deux populations
de diversité similaires, des représentations complètement différentes,
Les indices de diversité de Margalef ou de Shannon renseignent sur la façon dont les individus se
répartissent entre diverses espèces et sur la structure du peuplement dont provient l’échantillon
(Daget, 1979). Selon Iltis (1974 in Daget, 1979) une diversité faible caractérisera un peuplement
jeune à haut pouvoir de multiplication avec dominance nette d’une ou d’un petit nombre d’espèces,
alors qu’une diversité élevée, caractérisera au contraire des populations mûres ou séniles présentant
une composition spécifique complexe.
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