Chapitre I : Généralités et Méthodes d’étude
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- Engins de capture : généralement, Diplodus vulgaris est pêché par les sennes de plage,
les chaluts, les filets maillants, les palangres de fond, les nasses et les lignes à main (Sacchi, 2007).
Une étude établie sur la pêche artisanale en Algérie par Sahi et Bouaicha (2003) montre que cette
espèce est aussi capturée par le trémail, cependant la palangrotte est l’engin le plus utilisé.
- Biologie et habitat : le régime alimentaire de Diplodus vulgaris est composé de petits invertébrés
essentiellement les crustacés et les vers (Bergbauer et Humberg, 2007).
Ces même auteurs signalent la présence de l’espèce au dessus des fonds rocheux ou sableux (zone
des herbiers), dans les eaux de surface au environ de 50m de profondeur.
Le sar à tête noire peut être trouvé jusqu’à 90m de profondeur dans le Nord ouest africain (Bonnet,
1969). De La Paz (1975) signale trois exemples d’individus capturés en Mauritanie au-delà de 62m.
Les Diplodus sont des espèces côtières menant une vie semi-pélagique et fréquentant de
préférence les fonds rocheux (Quéro et Guéguen, 1978)
Au Maroc, l’espèce est abondante sur les fonds rocheux de moins de 20m et l’est nettement moins
sur les sables côtiers (Collignon, 1971 in Divanach, 1985).
Selon (Bougis, 1977) l’espèce vit dans des petits fonds ne dépassant pas une vingtaine de mètre,
souvent, le sar à tête noire se déplace en petits bancs, surtout les jeunes individus, les grands sont
plus solitaires. Cherabi (1987) signale 21 individus de sar à tête noire capturés en baie d’Alger entre
20 et 50m de profondeur. Fisher et coll (1987) indiquent que l’espèce vit en eaux côtières sur fonds
rocheux ou sableux jusqu’à 130 m, les jeunes sur fonds d’herbier. Froese et Pauly (2010) informent
que la profondeur limite est de 160m et l’espèce se concentre dans la gamme de profondeur 0-50m.
Selon une synthèse réalisée par Divanach (1985), la ponte est automnale exceptionnellement en
janvier ou avril, l’hermaphrodisme est rudimentaire avec d’éventuels individus bisexués.
Lors des campagnes Thalassa effectuées, au large des côtes de la Mauritanie et du Sénégal en 1962
et vers le Sud à proximité du Cap Vert en 1968, le phénomène d'inversion sexuelle a été observé
(Bonnet, 1969).
Au cours de leur cycle évolutif, les sparidés se caractérisent par une phase d’intersexualité ou
hermaphrodisme successif sous forme protandrie chez le genre Diplodus (Chali-Chabane, 1988).
Fisher et coll (1987), précisent qu’en Méditerranée occidentale, la période de reproduction est en
automne, quant aux côtes algériennes, deux périodes de ponte sont observées, décembre-janvier
pour les plus jeunes, mai-juin pour les individus de plus de 25 cm, et l’espèce seraient
hermaphrodites. Des travaux menés dans le golf d’Annaba (Est algérien) basés sur l’évolution
temporelle du rapport gonado-somatique indiquent que le sar à tête noire se reproduit pendant
l’hiver de décembre à janvier (Nouacer et coll, 2007).
D’après Froese et Pauly (2010) Diplodus vulgaris a une taille commune entre 18 et 25cm, pour une
taille extrême de 45cm et un poids maximum de 1300g.
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Utilisation du sar à tête noire (diplodus vulgaris, Geoffroy St Hilaire, 1817) comme modèle bio-indicateur dans la région d\'alger: comportement, gestion et surveillance - 17/138

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