DISCUSSION
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Discussion
Cette étude a été effectuée sur un collectif de 45 souches résistantes à l’imipénème ou à
la céfoxitine isolées en 2010 à partir des eaux usées et des eaux traitées de la station
d’épuration urbaine de Boumerdès. L’objectif de cette étude a été la caractérisation chez
des mécanismes de résistance aux béta-lactamines chez ces souches.
Les souches résistantes à l’imipénème sont représentées majoritairement par des bacilles à
Gram négatif non fermentaires autochtones au milieu aquatique et ils sont connus pour être
des pathogènes opportunistes responsable d’infections nosocomiales (Bertholet et al.,
2005). En plus de la résistance à l’imipénème, ces souches ont été résistantes à la majorité
des béta-lactamines testées. Ces résultats corroborent les données de la littérature qui
rapportent que les bactéries à Gram négatif sont responsables de la dissémination de la
résistance dans l’environnement (Matyar et al., 2008, Alouache et al., 2012 ; Kada,
2012).
La lecture interprétative des profils de résistance des souches de S. maltophilia montre que
la résistance de cette espèce très prédominante est la résultante d’une résistance intrinsèque
de la souche par la production de deux béta-lactamases chromosomiques inductibles L1 et
L2 ; la première est une métallo-bétalactamase qui confère la résistance aux bétalactamines dont l’imipénème excepté l’aztréonam, alors que la deuxième est une bétalactamase à spectre élargi qui confère la résistance à l’aztréonam et est inhibée par l’acide
clavulanique (Lavigne et al., 2008 ; Bush et Jacoby, 2010). Pour les autres souches, la
résistance à l’imipénème serait due soit à l’imperméabilité ou à la perte de porines.
Comme nos souches ont été sélectionnées sur l’imipénème, ces résistance observées pour
les autres familles serait le produit d’une co-sélection de plusieurs familles d’antibiotiques,
ce qui a été rapporté dans plusieurs études (Neela et al., 2007, Alouache et al., 2012). En
effet, il a été observé des taux de résistance marqués pour la kanamycine, trimethoprime,
sulfamides, trimethoprimes-sulfamethoxazole et les tétracyclines, qui sont des molécules
utilisées pour la majorité dans l’agriculture et l’aquaculture afin de promouvoir la
croissance ainsi qu’en médecine humaine et vétérinaire (Kummerer, 2004). Cette
multirésistance peut être expliquée chez S.maltophilia par une diminution de la
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Discussion
Cette étude a été effectuée sur un collectif de 45 souches résistantes à l’imipénème ou à
la céfoxitine isolées en 2010 à partir des eaux usées et des eaux traitées de la station
d’épuration urbaine de Boumerdès. L’objectif de cette étude a été la caractérisation chez
des mécanismes de résistance aux béta-lactamines chez ces souches.
Les souches résistantes à l’imipénème sont représentées majoritairement par des bacilles à
Gram négatif non fermentaires autochtones au milieu aquatique et ils sont connus pour être
des pathogènes opportunistes responsable d’infections nosocomiales (Bertholet et al.,
2005). En plus de la résistance à l’imipénème, ces souches ont été résistantes à la majorité
des béta-lactamines testées. Ces résultats corroborent les données de la littérature qui
rapportent que les bactéries à Gram négatif sont responsables de la dissémination de la
résistance dans l’environnement (Matyar et al., 2008, Alouache et al., 2012 ; Kada,
2012).
La lecture interprétative des profils de résistance des souches de S. maltophilia montre que
la résistance de cette espèce très prédominante est la résultante d’une résistance intrinsèque
de la souche par la production de deux béta-lactamases chromosomiques inductibles L1 et
L2 ; la première est une métallo-bétalactamase qui confère la résistance aux bétalactamines dont l’imipénème excepté l’aztréonam, alors que la deuxième est une bétalactamase à spectre élargi qui confère la résistance à l’aztréonam et est inhibée par l’acide
clavulanique (Lavigne et al., 2008 ; Bush et Jacoby, 2010). Pour les autres souches, la
résistance à l’imipénème serait due soit à l’imperméabilité ou à la perte de porines.
Comme nos souches ont été sélectionnées sur l’imipénème, ces résistance observées pour
les autres familles serait le produit d’une co-sélection de plusieurs familles d’antibiotiques,
ce qui a été rapporté dans plusieurs études (Neela et al., 2007, Alouache et al., 2012). En
effet, il a été observé des taux de résistance marqués pour la kanamycine, trimethoprime,
sulfamides, trimethoprimes-sulfamethoxazole et les tétracyclines, qui sont des molécules
utilisées pour la majorité dans l’agriculture et l’aquaculture afin de promouvoir la
croissance ainsi qu’en médecine humaine et vétérinaire (Kummerer, 2004). Cette
multirésistance peut être expliquée chez S.maltophilia par une diminution de la
